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juin 2011

Compte-rendu de l’Assemblée générale du groupe BNP Paribas
MERCREDI 11 MAI 2011 – PALAIS DES CONGRÈS – PARIS

En dix-huit ans, bnp paribas s’est muée d’une institution
française traditionNelle en un leader européen
Le Président ouvre la réunion
en annonçant que la date de
la prochaine Assemblée générale
est fixée au mercredi 23 mai 2012,
dans le même lieu, au Palais des
Congrès de la Porte Maillot à Paris (1).

Michel Pébereau
Président

P
 uis le Président revient sur ses dix-huit
années passées chez BNP Paribas 
qui était, à son entrée le 19 mai 1993,
la Banque nationale de Paris et dont
il a mené à bien la privatisation
la même année : « Nous nous sommes
alors trouvés confrontés à un défi
considérable, précise-t-il : garantir
la pérennité et l’indépendance
1. Sauf événement aujourd’hui imprévisible qui
contraindrait BNP Paribas à modifier ces dispositions.

de ce fleuron de l’économie ayant
ses centres de décision en France ;
en faire un groupe de services
financiers performant au service de
ses clients et capable de répondre
aux aspirations de ses actionnaires ;
et le faire entrer dans l’ère de la
concurrence tout en développant
ses valeurs éthiques et humaines.
Changer de dimension était aussi
urgent que de transformer l’entreprise ;
nous avons donc exploré, sur un plan
amical, la plupart des solutions
envisageables en France. En vain.
C’est dans ce contexte que j’ai préparé,
en réponse à l’offre de la Société
Générale sur Paribas, un projet,
sans précédent, de double offre
publique non sollicitée sur la Société
Générale et sur Paribas : le projet SBP.
La réussite de ces six longs mois
de bataille boursière a été le fruit
du formidable soutien de tous
les hommes et de toutes les femmes
de la BNP, de ses actionnaires et de
nombre de nos partenaires et clients.
Le régulateur ne nous a pas autorisés
à conserver les 36 % d’actions
de la Société Générale que ses
actionnaires nous avaient apportés.
Sans perdre de temps, nous nous

sommes consacrés à la réalisation
de BNP Paribas.
Grâce à la fusion avec Paribas,
nous  étions, dès 1999, en situation
de  passer à l’étape suivante :
offrir aux  clients européens
une banque à la  mesure de leur
espace économique, et capable
de se développer dans le monde.
Depuis 2003, en tant que Président,
j’ai  soutenu l’action de Baudouin Prot
qui a travaillé avec détermination
et cohérence à la réalisation
du dessein européen que  j’avais
fixé pour BNP Paribas.
Avec notre Conseil d’administration,
je me suis attaché, en mettant
en œuvre l’ensemble des prérogatives
prévues par les statuts, à conseiller
et à accompagner notre Direction
Générale dans la tempête que  fut
la crise financière. »
La manière dont le groupe a traversé
cette crise montre que BNP Paribas
a  su  mettre en œuvre la vision
qui l’a guidé depuis la privatisation
de la BNP : se muer d’une institution
française traditionnelle en leader
européen de la banque, sans
céder aux sirènes d’une croissance
dopée par des activités sans rapport

02

Compte-rendu de l’Assemblée générale du groupe BNP Paribas

avec la vocation d’une banque,
qui est de servir et d’accompagner
ses clients. Grâce à la priorité donnée
au contrôle des risques depuis 1993,
notre bénéfice net au plus fort de
la crise, en 2008, était de 3 milliards
d’euros : c’est une somme équivalente
à la moitié de la capitalisation boursière
de la BNP au moment de sa privatisation.
BNP Paribas est aujourd’hui un leader
européen d’envergure mondiale, avec
l’essentiel de ses centres de décision
en France, mais aussi des centres de
compétences importants en Belgique,
au Royaume-Uni et en Italie. Née avec
la monnaie unique, c’est l’une des plus
grandes banques de l’euro et des
entreprises européennes, avec aussi
une présence de banque locale
dans quatre des six pays fondateurs
de l’Union européenne.
Ensuite, Michel Pébereau annonce
que les nominations de Baudouin Prot

comme Président et de Jean-Laurent
Bonnafé en tant que Directeur Général
seront proposées au Conseil
d’administration : « J’ai toujours porté
une grande attention au fait de
distinguer et de former ceux qui
paraissaient susceptibles d’assumer
des responsabilités, de façon à pouvoir,
le moment venu, essayer d’assurer la
sélection du meilleur pour me succéder.
Il y a huit ans, en mai 2003, j’avais
surpris en réservant, après notre
Conseil d’administration, à votre
Assemblée générale l’annonce de ma
décision de renoncer à mes fonctions
de Directeur Général et de
les confier à Baudouin Prot. L’expérience
a démontré l’utilité de la séparation
de ces fonctions dans une banque
internationale aussi importante que
la nôtre, avec la perspective d’une
globalisation croissante de l’économie
et d’un renforcement des régulations

de nos activités. Vous ne serez donc pas
surpris, poursuit-il, que ce soit à votre
Assemblée générale que j’annonce
mon intention de remettre mes
fonctions de Président dans les mains
de notre Conseil d’administration avant
la fin de la période d’un an pour
laquelle il vient de les renouveler,
en lui proposant que me succède
Baudouin Prot, qui renoncera alors
à ses fonctions de Directeur Général,
lesquelles seront confiées à Jean-Laurent
Bonnafé. Nous avons prévu, en accord
avec le Conseil d’administration,
que ce mouvement pourrait avoir lieu
le 1er décembre 2011, si celui-ci veut
bien alors le décider. »
À l’annonce de ces mouvements à venir,
la salle fait une “standing ovation”
à Michel Pébereau qui, très ému,
ne peut prononcer les dernières
phrases de son discours et laisse
la parole à Baudouin Prot.

le groupe a connu Depuis 1993 un formidable développement
ainsi qu’une INTERNATIONALisation croissante

Baudouin Prot

Administrateur-Directeur Général

Baudouin Prot souligne l’ampleur de
la transformation de BNP Paribas et
son internationalisation depuis 1993.
Il rend hommage à l’action de
Michel Pébereau et relève le travail
considérable accompli pour faire
de BNP Paribas l’une des banques
européennes les plus performantes.
« Je souhaite en ce moment très
important de la vie et de l’histoire
de votre entreprise apporter mon
témoignage personnel sur l’œuvre

immense accomplie par Michel Pébereau
pour transformer l’entreprise dont
il a pris la tête en 1993.
Entré dix ans plus tôt à la BNP, en juillet
1983, j’ai vécu très directement l’arrivée
de Michel Pébereau. Et je me souviens
que le jour de sa nomination, René
Thomas l’a présenté au Comité de
Direction Générale réuni dans la salle
du Conseil d’Administration du
16, boulevard des Italiens comme
le meilleur banquier de sa génération.
La suite a amplement démontré
le bien-fondé de cette affirmation.
Michel Pébereau a mené à bien
les deux actes fondateurs de notre
Groupe tel qu’il existe aujourd’hui :
la privatisation de la BNP en 1993 ;
la création de BNP Paribas en 1999.
Ces deux opérations majeures ont
été des réussites exemplaires. Elles
illustrent toutes deux la combinaison
exceptionnelle de vision, d’intelligence,
d’audace mais aussi d’énergie et de

rigueur dont Michel Pébereau sait
faire preuve pour réussir ce qu’il
entreprend. »

Baudouin Prot résume ensuite
l’évolution depuis 1993 des
performances de la BNP puis
de BNP Paribas.
L
 e Produit net bancaire (PNB) du
Groupe a été multiplié par 2,8 de 1993
à 2003, puis à nouveau par 2,4 entre
2003 et 2010. Au total, sur dix-sept ans,
le PNB de votre entreprise aura été
multiplié par près de 7. Le résultat brut
d’exploitation a connu une croissance
encore plus forte, puisqu’il a été multiplié
par 3,5 en dix ans (entre 1993 et 2003),
puis encore par 2,6 en sept ans de 2003
à 2010, soit au total par 9.
Quant au résultat net, il a totalement
changé de dimension entre 1993
et 2003 : il était de 1 milliard de francs,
soit 155 millions d’euros en 1993.
Il a été multiplié par près de 25 pour
atteindre 3 761 millions d’euros en 2003,

03

Une multiplication par plus de 15 depuis la privatisation
Bénéfice net par action (en euros)

x 1,51
4,19

0,41
2003

Comparaison des résultats nets (1) au 1er trimestre 2011 (en millions d’euros (2))
4 058

2 108 2 062

Bank of
America

Deutsche
Bank

Santander

Citi

Wells Fargo

1 403 1 270

1. Source : Banques. 2.Taux de change moyens sur le 1er trimestre 2011.

1 185

884

663

538

Morgan
Stanley

2 191

Goldman
Sachs

2 608

Crédit Suisse

2 616

Barclays

3 034

BNP Paribas

Baudouin Prot présente ensuite les
résultats de la Banque en 2010, qui
confirment la solidité du modèle du
groupe, en les remettant en perspective
avec ceux de 2006, soit immédiatement
avant l’apparition de la crise.
En 2010, première année complète
dans son nouveau périmètre après
l’acquisition de Fortis, le Groupe a réalisé
un PNB de 43,9 milliards d’euros,
en croissance de 9,2 % par rapport
à 2009. C’est une progression de près
de 60 % par rapport aux recettes
enregistrées lors de l’exercice 2006.
Le résultat brut d’exploitation est ainsi,

à 17,4 milliards d’euros, quasi stable
(+ 3,0 %), bien loin des 11 milliards
d’euros d’avant la crise. Grâce à son rôle
actif dans le financement de l’économie
et au succès de l’intégration de Fortis,
BNP Paribas a dégagé en 2010 un
bénéfice net (part du Groupe) de
7,8 milliards d’euros, en progression de
34,5 % par rapport à 2009, confirmant
ainsi la solidité de son modèle diversifié
et intégré, centré sur les besoins
de ses clients. Ce résultat est
légèrement supérieur à celui enregistré
en 2006 (7,3 milliards d’euros), mais
a auparavant dû subir l’impact de la
crise, qui s’est, entre autres, manifesté
par un coût du risque multiplié
par 6 (de 800 millions d’euros en 2006
à 4,8 milliards d’euros en 2010).
Le bénéfice net par action s’élève

HSBC

avant de doubler à nouveau, malgré
l’impact de la crise financière, entre 2003
et 2010. Au total, le bénéfice par action
a été multiplié par 10 de 1993 à 2003,
et encore par 1,5 de 2003 à 2010.
L’évolution de la capitalisation boursière
de votre entreprise depuis 1993 a
naturellement suivi une tendance
similaire :
n la valeur de privatisation de la
BNP en octobre 1993 était, convertie
en euros, de 6,5 milliards ;
n fin 2003, elle était de 45 milliards
d’euros, soit près de 7 fois supérieure ;
n et elle est aujourd’hui près
de 10 fois celle de la privatisation.
La rentabilité totale, dividendes
réinvestis, pour un épargnant qui aurait
conservé les actions acquises lors de la
privatisation d’octobre 1993, s’établit à ce
jour à 10,4 % par an ; son investissement
initial a été multiplié par 5,75.

2010

JP Morgan

1993

UBS

x 10,2

6,33

à 6,33 euros, en augmentation de 21,7 %
par rapport à l’année 2009. L’actif
net par action, à 55,50 euros est
en hausse de 9,0 % par rapport à 2009.
Il a progressé de 29,4 % depuis 2006,
dernière année d’avant crise : le modèle
de BNP Paribas assure donc une
croissance robuste de la valeur d’actif
à travers le cycle.
La forte capacité de génération de profit
et le niveau élevé des résultats mis en
réserve, combinés à la gestion optimisée
des actifs pondérés ont permis au Groupe
de renforcer à nouveau sa solvabilité de
manière significative. Au 31 mars 2011,
le ratio réglementaire de fonds propres
durs “Common Equity Tier 1” atteint ainsi
9,5 % contre 8,0 % au 31 décembre 2009,
soit une progression de 150 points de
base, qui s’ajoute à celle de 260 points
de base déjà réalisée en 2009.
Au 1er trimestre 2011, le résultat avant
impôt a progressé de 7,0 % par rapport
à celui du 1er trimestre 2010, pour
s’établir à 4  109 millions d’euros, grâce
à la performance opérationnelle
de l’ensemble des métiers du Groupe,
alliée aux effets de l’intégration de
BNP Paribas Fortis et à la baisse du coût
du risque. BNP Paribas réalise ainsi
un bénéfice net, part du Groupe,
de 2  616 millions d’euros, en hausse de
14,6 % par rapport au 1er trimestre 2010.
La banque se place au premier rang
de la zone euro par son résultat net.

Zone euro

04

Compte-rendu de l’Assemblée générale du groupe BNP Paribas

nouvel accroissement DES REVENUS DE LA BANQUE DE DéTAIL,
bonne tenue des encours de crédit et d’épargne

Jean-Laurent Bonnafé,

Administrateur-Directeur Général Délégué

à destination des entrepreneurs,
des TPE et des PME a permis
une reprise de leur demande
de crédits en fin d’année (+ 3,5 %
par rapport au 31 décembre 2009).
Les dépôts progressent de 1,9 % (1)
en moyenne par rapport à 2009
et bénéficient d’un effet de structure
favorable avec une croissance
forte des dépôts à vue (+ 9,5 % (1)) ;

n le produit net bancaire de BNL bc,
Jean-Laurent Bonnafé présente
aux actionnaires les réalisations
de la Banque de Détail.
En 2010, 56 % des revenus des pôles
opérationnels ont été réalisés par
les réseaux bancaires et les métiers
de financements spécialisés
de la Banque de Détail. Dans cet
ensemble, un peu plus des deux tiers
des revenus sont générés sur
nos marchés domestiques : France,
Italie, Belgique et Luxembourg.
En 2010, les revenus de nos activités
de détail ont progressé de 4 % à base
comparable, tandis que le coefficient
d’exploitation s’est amélioré d’un point.
Ces bons résultats opérationnels,
combinés à la forte réduction du coût
du risque, ont permis un doublement
du résultat avant impôts et une
augmentation, à 19 %, du rendement
des fonds propres (ROE) avant impôts.
Plus spécifiquement :
n la Banque de Détail en France
(BDDF) a enregistré une bonne
croissance des encours de crédit
(+ 3,6 % (1) par rapport à 2009),
tirée par la forte progression
des crédits immobiliers, + 8,1 % (1),
dans un environnement de taux
d’intérêt très bas. Bien que
la demande des entreprises reste
faible dans l’ensemble (encours :
- 1,5  % (1) par rapport à 2009),
le succès des initiatives déployées

à 3  060 millions d’euros, est
en hausse de 1,9 % (2) par rapport
à 2009 (+ 1,5 % à périmètre constant).
Cette bonne résistance est due
à la forte croissance des commissions,
+ 8,5 % (1), grâce à la progression
significative des ventes croisées
tant en matière d’épargne financière
que de produits de flux. Alors même
que 54 nouvelles agences ont été
ouvertes en 2010 et que le programme
de rénovation et de restructuration
du réseau a été presque achevé,
les frais de gestion (2) sont en baisse
de 0,7 % (1). Cette bonne performance
opérationnelle se traduit par
une nouvelle amélioration
du coefficient d’exploitation
de 1,3 point (1), à 58,8 %, et permet
à BNL bc de dégager un effet
de ciseaux positif de 2,2 points (1) ;

n BeLux Retail Banking, nouvelle
entité opérationnelle regroupant
les activités de banque de détail
en Belgique et au Luxembourg,
poursuit sa bonne dynamique
commerciale et a bénéficié
de la restauration de sa franchise
grâce aux efforts permanents
d’optimisation de la satisfaction
des clients et au développement
des ventes croisées avec BFI
auprès des entreprises et du secteur
public, notamment en termes
de crédits syndiqués, d’émissions
obligataires et de financements

d’acquisition. Les encours de crédit
augmentent de 2,2 % (1) par rapport
à 2009, tirés par la forte progression
des crédits immobiliers en Belgique
et au Luxembourg et par la reprise
de la demande des entrepreneurs,
tandis que la demande des
entreprises, qui privilégient
le refinancement sur les marchés
de capitaux, demeure faible. Les
encours de dépôt, à 97,8 milliards
d’euros, se sont accrus fortement,
+ 11,4  % (1), avec une bonne collecte
sur les dépôts à vue, + 7,5 % (1),
et sur les comptes d’épargne
au détriment des dépôts à terme.
Les actifs sous gestion de
la Banque Privée en Belgique
sont en progression de 13,2 %
par rapport à 2009. Le produit net
bancaire (3), atteint 3 377 millions
d’euros, en progression de 6,6 % (1)
par rapport à 2009, sous l’effet
de la croissance des volumes
et de la bonne résistance des marges.
Le résultat avant impôt de BeLux Retail
Banking s’établit à 688 millions
d’euros. Il est plus de deux fois (1)
supérieur à celui de 2009 ;

n les revenus de Personal Finance,
à 5 050 millions d’euros, sont
en hausse de 16,4 % par rapport
à 2009. À périmètre et change
constants, ils progressent de 5,1 %
du fait de l’augmentation des encours,
+ 4,0 % (1), tirés par la croissance
de la production, notamment
en France, Italie, Allemagne,
Brésil et Turquie, dans de bonnes
conditions de risque et de rentabilité.
Le résultat avant impôt s’établit
à 893 millions d’euros, niveau près
de deux fois supérieur à celui de 2009.

1. À périmètre et change constants.
2. Avec 100 % de la Banque Privée en Italie.
3. Avec 100 % de la Banque Privée en Belgique.

05

augmentation DES ENCOURS gérés DU PôLE IS MALGRÉ
UN CONTEXTE DIFFICILE, ET PROGRESSION du résultat DE BFI
administrés faisant plus que compenser
la baisse des volumes de transactions.
Le résultat avant impôt, à 1 982 millions
d’euros, progresse ainsi de 28,5 % (1).

1. À périmètre et change constants.
2. Actifs gérés et conseillés pour les clients externes.

Une efficacité opérationnelle au meilleur niveau de l’industrie
> Cœfficients d’exploitation 2010 des BFI*
78,8%
61%

60,1%

Soc Gen

63,3%

53,7%

BNP Paribas

* Source : banques.

65,9%

Barclays

69%

Bank of
America

81,9%

JP Morgan

L
 e pôle Investment Solutions (IS)
a
  connu en 2010 une collecte nette
négative de 3,3 milliards d’euros :
la bonne collecte de l’Assurance
(+ 8,4 milliards d’euros), de la banque
privée (+ 3,2 milliards d’euros malgré
un contexte difficile) et de Personal
Investors (+ 1,4 milliard d’euros)
ne compense que partiellement la
décollecte de 17,6 milliards d’euros dans
la gestion d’actifs, essentiellement due
aux fonds monétaires (- 12,7 milliards
d’euros). Conjuguée aux effets de
performance et de change positifs,
cette collecte permet néanmoins
aux encours gérés (2) de progresser de
7,5 % par rapport au 31 décembre 2009
pour atteindre 901 milliards d’euros.
Le produit net bancaire, à 6  163 millions
d’euros, est en hausse de 14,9 % par
rapport à celui de 2009. À périmètre
et change constants, il progresse de
6,8 %, tiré par la hausse des actifs sous
gestion, la bonne résistance des métiers
de banque privée et de gestion d’actifs
au contexte d’aversion au risque
des particuliers, la forte progression
du chiffre d’affaires de l’Assurance
en France (+ 8,4 %) et hors de France
(+ 13,5 %) et la dynamique favorable
du métier Titres au 2nd semestre,
la croissance des encours conservés et

Deutsche
Bank

Georges Chodron de Courcel présente
à l’Assemblée les réalisations
du pôle Investment Solutions (IS)
et de la Banque de Financement
et d’Investissement (BFI).

Crédit
Suisse

Directeur Général Délégué

UBS

Georges Chodron de Courcel,

L
 a Banque de Financement et
d’Investissement (BFI) voit ses revenus
fortement progresser entre 2006
et 2010. En effet, alors que, sur cette
période, les revenus de l’ensemble
des Banques de Financement
et d’Investissement au plan mondial
ont baissé de 15 %, ceux de BNP Paribas
ont progressé de 50 % sous l’effet
de la conquête de nouveaux clients.
Les revenus de BFI s’élèvent
à 11  998 millions d’euros, en baisse
de 11,1 % par rapport à 2009.
À périmètre et change constant,
ils sont en repli de 18,8 % par rapport
à une base exceptionnellement élevée
en 2009 et résultent d’une contribution
rééquilibrée entre les différents métiers.
Les revenus des marchés de capitaux,
à 7  630 millions d’euros, sont en baisse
de  30,7 % (1) par rapport au niveau
particulièrement élevé de 2009 dont
le 1er semestre avait été exceptionnel
pour les activités de Fixed Income.
Les revenus des métiers de financement,

à 4 368 millions d’euros, sont en forte
croissance par rapport à 2009,
+ 16,3 % (1), portés par le dynamisme
des financements structurés,
notamment dans les domaines de
l’énergie et des matières premières.
Ses positions de leader mondial
dans certaines de ces activités
permettent au Groupe de contribuer
significativement au financement
de l’économie sur tous les continents.
Le coefficient d’exploitation s’établit
à 53,7 %, toujours au meilleur niveau
du secteur bancaire. Le coût du risque
du pôle, à 314 millions d’euros, est
en très forte baisse par rapport à 2009
(2  473 millions d’euros). La décrue est
particulièrement significative pour les
métiers de financement, dont le coût
du risque, à 98 points de base en 2009,
revient à zéro en 2010, les dotations
nouvelles étant compensées
par des reprises du fait de l’amélioration
du contexte économique.
Le résultat avant impôt de BFI s’établit
à 5 305 millions d’euros, en hausse
de  2,5 % (1) malgré un contexte de
marché moins favorable qu’en 2009.

Compte-rendu de l’Assemblée générale du groupe BNP Paribas

CONFIRMATION DE LA CROISSANCE du groupe EN EUROPE
ET PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT AUX États-Unis ET EN ASIE

Baudouin Prot conclut sur la stratégie
de croissance du Groupe
L
 a bonne performance opérationnelle
et la résistance de BNP Paribas
t
 out au long du cycle ont été rendus
possibles par son mix d’activités
(1/2  de Banque de Détail,
1/3 de Banque de Financement et
d’Investissement, 1/6 de ce que nous
appelons aujourd’hui Investment
Solutions) mis en place en 1999,
qui n’a pas été altéré par la crise ;
Il a au contraire été encore confirmé
après l’acquisition de Fortis.
En 2010, BNP Paribas a dégagé une
rentabilité des fonds propres de 12,3 %,
l’une des meilleures de l’industrie

bancaire mondiale, certes après
les deux grandes banques suisses
(Crédit Suisse et UBS, dont l’activité
repose essentiellement sur la banque
privée) et l’espagnole BBVA, mais
loin devant les autres grands acteurs
comparables.
Le socle de notre développement
est constitué par nos marchés
domestiques, qui représentent 60 %
des revenus du Groupe, dont 36 %
sont réalisés en France, 11 %
en Italie, 10 % en Belgique et 3 % au
Luxembourg. Sur ces quatre marchés
domestiques les priorités sont données
à la satisfaction et au service clients
d’une part, à la collecte de dépôts
d’autre part. Dans ce cadre,
nous  déploierons notre programme
“One Bank for Corporates in Europe”,
afin que BNP Paribas devienne
la banque des entreprises à travers
tout le continent ; cette offre est
déjà disponible dans 23 pays, avec
1 700  chargés d’affaires entreprises
dans plus de 150 centres d’affaires, au
service de 160 000 clients entreprises.
En Amérique du Nord ensuite,

Une solide profitabilité
> Rentabilité des fonds propres (ROE*) en 2010
15,9% 15,8%
14,4%
11,8% 11,5%

10,3% 10%

9,8% 9,5%

8,5%

* Source : banques

Citi

Barclays

Morgan
Stanley

HSBC

Société
Générale

JP Morgan

Wells Fargo

Goldman
Sachs

Santander

BNP Paribas

Crédit Suisse

BBVA

7,2% 6,9%

5,5%

Deutsche
Bank

12,3%

UBS

06

Zone euro

où ont été réalisés 11 % des revenus
du Groupe en 2010 :
n le plan de développement organique
de BancWest sera mis en œuvre
pour exploiter la nouvelle dynamique
de croissance et tirer parti du retour
à la rentabilité ;
n la BFI profitera de la nouvelle
dimension du groupe pour y croître
de manière sélective, en particulier
en développant la plate-forme de dette
qui est déjà un acteur important
des émissions en dollars, et
en s’appuyant sur la franchise
“Énergie et Matières Premières”,
pour déployer toute la palette
des prestations de conseil
en fusions-acquisitions dans
ce secteur en mutation rapide.
En Asie-Pacifique, enfin, BNP Paribas
a lancé un plan destiné à accélérer
son développement organique
dans cette région en forte croissance,
où le groupe est déjà bien implanté,
puisqu’il y réalise 12 % des revenus
cumulés de BFI et IS pour l’année 2010.
Capitalisant sur ce positionnement :
n la BFI, qui possède de longue
date des parts de marché globales
significatives, avec une position
de leader sur quelques niches, devra :
– industrialiser les activités
de banque transactionnelle,
– consolider la franchise des métiers
de financement, en particulier
sur les marchés de l’énergie
et des matières premières,
– accroître localement l’offre
commerciale de Fixed Income
et développer la base de clientèle
pour les produits actions ;
n le pôle IS continuera à développer
ses acquis. Le Groupe doit notamment
y confirmer sa position de 5e Banque
Privée à Hong-Kong et à Singapour ;
l’activité d’assurance devrait continuer
de bénéficier de la dynamique
de croissance en Inde, en Corée
et à Taïwan.

07

CONSTITUTION DU QUORUM


Nombre d’actionnaires

Nombre d’actions

(%)

1 863
14
7 125
3 925

14,41
0,11
55,12
30,36

272 227 309
4 155
32 161 526
459 855 112

35,62
0,00
4,21
60,17

12 927
481

Présents
Représentés
Pouvoirs au Président
Votes par correspondance
Total
dont par Internet

(%)

100
3,72

764 248 102
672 644

100
0,09

1 198 926 926

63,74 %

Quorum




Nombre d’actions ordinaires (hors autocontrôle)

Résultats détaillés des votes
Assemblée générale ordinaire
n Résolution 1 : approbation des
comptes sociaux de l’exercice 2010
Adoptée à 99,73 % des voix.
n Résolution 2 : approbation des
comptes consolidés de l’exercice 2010
Adoptée à 99,73 % des voix.
n Résolution 3 : Affectation du résultat
et mise en distribution du dividende
Adoptée à 99,73 % des voix.
n Résolution 4 : Conventions et
engagements visés aux articles L 225-38
et suivants du code du commerce
Adoptée à 89,93 % des voix.
n Résolution 5 : Achat d’actions de la société
Adoptée à 99,05 % des voix.
n Résolution 6 : Renouvellement
du mandat de Monsieur Jean-François
Lepetit en qualité d’administrateur
Adoptée à 97,43 % des voix.
n Résolution 7 : Renouvellement
du mandat de Madame Hélène Ploix
en qualité d’administrateur
Adoptée à 99,25 % des voix.

n Résolution 8 : Renouvellement
du mandat de Monsieur Baudouin Prot
en qualité d’administrateur
Adoptée à 98,13 % des voix.
n Résolution 9 : Renouvellement
du mandat de Madame Daniela
Weber-Rey en qualité d’administrateur
Adoptée à 99,45 % des voix.
n Résolution 10 : Nomination
de Madame Fields Wicker-Miurin
en qualité d’administrateur
Adoptée à 99,25 % des voix.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE
n Résolution 11 : Approbation
de la fusion-absorption de Banque
de Bretagne par BNP Paribas
Adoptée à 99,84 % des voix.
n Résolution 12 : Approbation
de la fusion simplifiée transfrontalière
de BNP Paribas International BV
par BNP Paribas
Adoptée à 99,84 % des voix.

n Résolution 13 : Approbation
de la fusion-absorption de la société
Cerenicim par BNP Paribas
Adoptée à 99,83 % des voix.
n Résolution 14 : Approbation
de la fusion-absorption de la société
SAS  Noria par BNP Paribas
Adoptée à 99,84 % des voix.
n Résolution 15 : Attribution d’actions
de performance à des salariés
et des mandataires sociaux du groupe
Adoptée à 91,25 % des voix.
n Résolution 16 : Options de souscription
ou d’achat d’actions
Adoptée à 91,58 % des voix.
n Résolution 17 : Réduction de capital
par annulation d’actions
Adoptée à 98,61 % des voix.
n Résolution 18 : Pouvoirs
pour formalités
Adoptée à 99,87 % des voix.

Glossaire

agenda
Vos prochains
rendez-vous avec
le groupe BNP  Paribas*

n   août 2011 :
2

publication des résultats
du 1er semestre 2011.

n  8 septembre 2011 :
2

rencontre actionnaires
à Strasbourg.

n   novembre 2011 :
9

chiffres du 3e trimestre
et des neuf premiers
mois de 2011.

n  8 et
1

19 novembre 2011 :
salon Actionaria.

n  5 février 2012 :
1

publication des résultats
annuels 2011.

* Sous réserve de modification
ultérieure.

plus forte que ce coefficient est faible.
n
 Core Tier 1 : ratio de solvabilité ne
prenant en compte que les fonds propres
constitués du capital social ainsi que
des primes et réserves, à l’exclusion
de tout “hybride”. Parfois dénommé
aussi “Common Equity Tier 1”.
n
 Cortal Consors : leader en Europe
du courtage et de l’épargne en ligne.
n
 Effet de ciseaux : différence
entre l’évolution des revenus
et l’évolution des frais.
n
 Fixed Income : métier de la Banque
de Financement et d’Investissement
spécialisé en émissions obligataires,
produits de taux et change.
n
 Investment Solutions (IS) : pôle
d’activités regroupant la banque privée,
la gestion d’actifs et les services liés.
n
 Personal Finance : entité regroupant
les activités de crédit à la consommation
de Cetelem et celles de crédits
immobiliers exercées par l’UCB.
n Personal Investors : métier de

“Investment Solutions” qui propose
à des particuliers, des conseils financiers
et un large éventail de services
d’investissement. Cortal Consors est
une composante de Personal Investors.

n PME : petite et moyenne entreprise.
n
 PNB (produit net bancaire) : l’équivalent
du chiffre d’affaires pour une banque.
n Point de base (pb, ou bp pour
basis point) : un centième de pour cent,
ou 0,01 %.
n
 Retail Banking : pôle regroupant
les activités de Banque de Détail.
n
 ROE : Return On Equity = Ratio de
rentabilité des fonds propres. Il mesure
le rapport entre le bénéfice net consolidé
part du groupe et les fonds propres
consolidés hors intérêts minoritaires.
nTier  1 : un quotient qui mesure
la solvabilité d’une banque, avec :
– au numérateur, les “fonds propres durs”
(capital social, primes et réserves,
emprunts obligataires assimilés) ;
– au dénominateur, les “actifs moyens
pondérés”, c’est-à-dire les montants
des engagements accordés, affectés
d’un coefficient par type d’encours,
d’autant plus élevé que cette nature
d’engagement est risquée.
nTPE : très petite entreprise.
n
 Union de crédit pour le bâtiment (UCB) :
filiale de BNP Paribas spécialisée
dans le crédit immobilier pour les
particuliers.

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de vente du groupe BNP  Paribas.
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Pour les manifestations reprises dans La vie du Cercle ou pour accéder au journal
téléphoné “BNP  Paribas en Actions”, composez le
.
n En vous connectant à notre site : http://invest.bnpparibas.com, au sein duquel
ont été aménagés des espaces spécialement dédiés aux actionnaires individuels.
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mis à votre disposition pour tout renseignement comme pour vos transactions :
.

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Le Cercle des actionnaires BNP Paribas est éditée par BNP Paribas/Finance Développement Groupe - 16, bd des Italiens, 75450 Paris Cedex 09.
­­­­Directeur de la publication  : Philippe Bordenave. Responsable d’édition : Patrice Ménard. Responsable de la fabrication : Patrick Fleury. Responsable
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BNP  Paribas - SA au capital de 2 397 320 312  - RCS PARIS B 662 042 449 - ML 14473 - 06/11

nBancWest :  filiale de Banque de Détail
œuvrant dans l’Ouest des États-Unis.
n
 BGL BNP Paribas : Banque Générale
du Luxembourg.
n
 BDDF (Banque de Détail en France) :
le réseau de points de vente
de BNP Paribas en France.
n
 BNL bc : la banque de réseau que
nous avons acquise en 2006 en Italie.
n
 BNP Paribas Fortis : la banque de
réseau acquise en 2009 en Belgique.
n
 BNP Paribas Securities Services (BP2S) :
le Métier-Titres (conservation, réglementlivraison…) de BNP Paribas, en charge,
entre autres, de la gestion au nominatif.
n
 Capital Markets : marchés de capitaux
(obligations, taux-change, actions) ;
une des composantes de CIB, aux côtés
des métiers de financement et de l’activité
de conseil.
n
 Cetelem : entité de BNP Paribas leader
européen du crédit à la consommation.
n
 Corporate & Investment Banking (CIB)  :
dénomination du pôle regroupant
les activités de Banque de Financement
et d’Investissement (BFI).
n
 Coefficient d’exploitation : frais généraux/
produit net bancaire ; ce rapport mesure
l’efficacité opérationnelle, qui est d’autant