Document de référence et rapport fi nancier annuel 2014 - BNP PARIBAS130

3 ACTIVITÉS ET ÉLÉMENTS COMPTABLES EN 2014

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Perspectives

3.6 Perspectives

PERSPECTIVES DU GROUPE : PLAN DE DÉVELOPPEMENT 2014-2016

UNE ANNÉE 2014 QUI CONFIRME LES CHOIX EFFECTUÉS DANS LE CADRE DU PLAN DE DÉVELOPPEMENT 2014-2016 Des projets importants qui préparent la banque de demain ont été mis en œuvre avec succès dans la banque de détail avec notamment le lancement réussi de Hello bank! (déjà 800 000 clients en Europe), le déploiement de banques digitales à l international (CEPTETEB en Turquie ou BGZ Optima en Pologne), l adaptation des plates-formes de distribution aux nouveaux usages et attentes des clients, et le lancement de nouvelles solutions de paiement en ligne multibancaires telles que Paylib en France ou Sixdots en Belgique.

Les résultats des plans géographiques sont bons avec des croissances significatives des revenus par rapport à 2013 dans l ensemble des géographies cibles (+ 7 %(1) en Asie- Pacifi que, +9 %(1) pour CIB en Amérique du Nord, + 15 %(1) en Turquie, et +5 %(1) en Allemagne).

En outre, les métiers moteurs de croissance pour le Groupe ont réalisé de bonnes performances: les revenus de Personal Finance, 1er acteur spécialisé en Europe, augmentent de 10 % par rapport à 2013 ; l Assurance, 11e assureur européen, poursuit son développement avec une croissance des revenus de 2 % par rapport à 2013 ; et Securities Services, n° 1 européen et n° 5 mondial, poursuit sa croissance avec une hausse des revenus de 11 % par rapport à 2013.

Chez CIB, les marchés de capitaux poursuivent avec succès leur adaptation au nouvel environnement, marqué par la poursuite de la désintermédiation du crédit et par des marchés de plus en plus électroniques et compensés (« clearing »), ainsi qu en témoignent les plates-formes clientèle de traitement électronique Cortex et Centric chez Fixed Income et Smart Derivatives pour les dérivés d actions. Certaines activités d É nergie et Matières Premières font l objet d un redimensionnement des activités réalisées avec certains clients et dans certains pays. Corporate and Investment Banking accélère aujourd hui l évolution de son modèle avec la nouvelle organisation annoncée en novembre 2014.

DES ACQUISITIONS CIBLÉES EN 2014 CONTRIBUANT À LA RÉALISATION DU PLAN Le Groupe a réalisé plusieurs acquisitions ciblées en 2014 dont principalement : Bank BGZ en Pologne, qui lui permettra d atteindre la taille critique dans un pays avec des perspectives de croissance favorables ; les 50 % qu il ne détenait pas encore dans LaSer, renforçant la position de 1er acteur spécialisé en Europe de Personal Finance et permettant d étendre l activité à de nouveaux pays ; et enfi n DAB Bank en Allemagne qui apportera une contribution signifi cative au plan de développement dans ce pays ainsi qu au développement de la banque digitale en Europe.

L ensemble de ces acquisitions apportera au Groupe une contribution additionnelle en 2016 d approximativement 1,6 milliard de revenus, 900 millions de frais de gestion(2) et 300 millions de coût du risque.

ABSORPTION DES SURCOÛTS DE CONFORMITÉ ET DE CONTRÔLE GRÂCE À LA REVUE À LA HAUSSE DES OBJECTIFS D ÉCONOMIES DE SIMPLE & EFFICIENT Le Groupe poursuit sa politique stricte de maîtrise des frais de gestion.

Il devra cependant prendre en charge certains coûts additionnels par rapport au plan initial pour un montant total d approximativement 250 millions d euros en 2016: environ 160 millions d euros au titre du renforcement des moyens en matière de conformité et de contrôle et 90 millions d euros en lien avec certains nouveaux projets réglementaires.

Ces coûts additionnels seront compensés en quasi-totalité par la réévaluation des économies visées dans le cadre du plan Simple & Effi cient (+230 millions d euros) que le bon déroulement d ensemble des 2 597 projets en cours a permis d identifi er, sans coût additionnel de transformation.

GESTION RIGOUREUSE DU RISQUE DE CRÉDIT Le Groupe poursuit sa politique rigoureuse de gestion des risques, attestée par un coût du risque stable à un niveau modéré en 2014 ainsi que par les résultats de l examen détaillé des actifs des banques mené par la BCE (« Asset Quality Review »).

Compte tenu d une croissance du PIB de l Italie plus faible que celle prévue (écart cumulé de 120 points de base en 2016 entre le scénario de base et le scénario révisé), la baisse du coût du risque de BNL bc s avèrera plus lente que celle attendue dans le plan initial. Cependant, cet écart devrait être compensé par d autres métiers ainsi qu en témoigne notamment l évolution plus favorable qu attendue du coût du risque de Corporate Banking et de Personal Finance en 2014.

UN CONTEXTE ÉCONOMIQUE ET DE TAUX DÉTÉRIORÉ PAR RAPPORT AU SCÉNARIO DE RÉFÉRENCE Le Groupe fait face à un contexte économique et de taux d intérêt détérioré par rapport au scénario de référence.

Le niveau des taux d intérêt est particulièrement bas, notamment dans la zone euro et l écart sur les hypothèses de taux en 2016 entre le scénario de base et la nouvelle projection est par exemple de -130 points de base

(1) À taux de change constants. (2) Hors frais de restructuration estimés à 100 millions d euros en 2016.