Document de référence et rapport fi nancier annuel 2014 - BNP PARIBAS 131

3ACTIVITÉS ET ÉLÉMENTS COMPTABLES EN 2014

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Perspectives

sur l Euribor 3 mois. Ce contexte a un impact négatif sur les revenus générés sur les dépôts dans la banque de détail et n a pas véritablement d impact positif sur les marges de crédit du fait notamment de la désintermédiation et de la faible demande.

La croissance du PIB est également plus faible qu attendue dans la zone euro. L écart cumulé entre le scénario de base et le scénario révisé est de -60 points de base de croissance pour la zone euro en 2016. Ce contexte a un effet défavorable sur les volumes de crédit dans la banque de détail et chez CIB notamment.

DES NOUVELLES TAXES ET RÉGLEMENTATIONS Le Groupe fait enfin face à une nouvelle hausse des prélèvements sur les banques en Europe qui se traduit en 2016 par des surcoûts de 370 millions d euros par rapport au plan initial, pour l essentiel en lien avec la contribution au Fonds de Résolution Unique et au Mécanisme de Surveillance Unique (340 millions d euros). Les prélèvements spécifi ques au secteur bancaire attendus en 2016, y compris ceux déjà pris en compte dans le plan initial, s élèveront ainsi au total à plus de 900 millions d euros. Ces prélèvements devraient cependant diminuer par la suite avec la disparition progressive de la taxe systémique française d ici à 2019 et la fi n de la contribution au Fonds de Résolution Unique en 2022.

Le Groupe doit par ailleurs intégrer des coûts additionnels relatifs aux nouvelles réglementations sur les banques étrangères aux États-Unis avec la constitution en cours d une « Intermediate Holding Company » (IHC) et les surcoûts de mise en place d ici 2016 des procédures de revue et d analyse « CCAR ».

Il doit aussi prendre en compte la mise en place future du mécanisme de « Total Loss Absorbing Capacity » (TLAC) qui a fait l objet d un accord de principe du G20 à Brisbane et dont les modalités précises sont en cours d évaluation (mise en place au plus tôt en 2019), mais qui pourrait entraîner des surcoûts dès 2016.

Au total, l ensemble de ces nouvelles taxes et réglementations devrait avoir un impact de l ordre de -500 millions d euros sur le résultat net du Groupe en 2016, soit environ - 70 points de base de retour sur fonds propres. Cet impact devrait se réduire par la suite avec la baisse puis la disparition de certaines taxes et contributions ainsi que de certains coûts de mise en place.

GESTION DES FONDS PROPRES ET QUASI FONDS PROPRES Le Groupe dispose d une forte capacité de génération de résultats.

Il devrait consacrer en 2015-2016 environ 20 % de ceux-ci au fi nancement de la croissance organique. Le Groupe prévoit en effet que la croissance des actifs pondérés devrait être de l ordre de 2,5 %(1) par an sur cette période contre 3 % initialement prévu. Le taux de distribution de dividendes s élevant à environ 45 % des résultats, le cash-fl ow disponible devrait ainsi être de l ordre de 35 % des résultats. Il pourra être consacré au fi nancement des actifs pondérés additionnels en cas de croissance économique plus élevée en Europe, à la croissance externe ciblée ou à des rachats d actions en fonction des opportunités et conditions de marché.

Le Groupe mettra par ailleurs en œuvre son programme d émission d instruments de quasi fonds propres afi n de répondre aux exigences du ratio de solvabilité global (« total capital ratio ») en 2019 avec, en fonction des opportunités et conditions de marché, une reprise des émissions d instruments Tier1 (environ 500 millions d euros par an) et des émissions d instruments Tier2 de l ordre de 2 à 3 milliards d euros par an.

(1) Taux de croissance annuel moyen.

PERSPECTIVES DES ENTITÉS OPÉRATIONNELLES : PLANS D ACTION 2015

RETAIL BANKING Domestic Markets poursuivra en 2015 la mise en œuvre d une banque de détail multidomestique autour de trois axes majeurs: le « cross selling », c est-à-dire les ventes croisées notamment avec la banque privée et les métiers spécialisés ; le « cross border » en accompagnant avec CIB les clients entreprises à l international grâce au succès du dispositif mondial « One Bank for Corporates » et à la position de leader en cash management en Europe ; et enfi n le « cross IT » en poursuivant la mutualisation et la sécurisation des applications informatiques.

Le pôle continuera à investir dans la banque de demain notamment en poursuivant les innovations digitales (banque digitale, nouveaux moyens de paiement et plates-formes de distribution) et en continuant la transformation des réseaux d agences avec des formats différenciés et complémentaires.

Domestic Markets poursuivra par ailleurs son adaptation à l environnement de taux bas en développant l épargne hors-bilan, en élargissant l offre de services ainsi que les fi nancements à valeur ajoutée (Leasing Solutions, Arval) et en accompagnant la reprise progressive de la demande de crédits.