Document de référence et rapport fi nancier annuel 2014 - BNP PARIBAS180

4 ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2014

4

Notes annexes aux é tats fi nanciers

également les CDS et les Total Return Swaps sur actifs titrisés. Elles sont valorisées à partir des mêmes techniques de modélisation que les obligations sous-jacentes, en prenant en considération la base cash contre synthétique et la prime de risque spécifi que ;

■ Instruments dérivés sur actions : l essentiel de l exposition est constituée de contrats à terme et de produits indexés sur la volatilité, de maturité longue, et de produits sur des marchés optionnels peu profonds. La détermination des courbes à terme et des surfaces de volatilité dont la maturité est au-delà de l échéance maximale observable est effectuée à l aide de techniques d extrapolation. Toutefois, en l absence de données de marché pour alimenter le modèle, la détermination de la volatilité ou des cours à terme se fonde généralement sur des valeurs de substitution ou sur l analyse historique.

Ces dérivés simples font l objet d ajustements additionnels de valorisation au titre de l incertitude sur la liquidité, selon la nature des sous-jacents et les bandes de maturité concernées.

Les instruments dérivés complexes classés au Niveau 3 sont principalement constitués de produits hybrides (hybrides taux-change et hybrides actions), de produits de corrélation de crédit, de produits sensibles aux remboursements anticipés, de certaines options sur panier d actions, et d options sur taux d intérêt. Les principales expositions, techniques de valorisation liées et sources d incertitude associées sont les suivantes :

■ Les titres hybrides taux-change sont constitués essentiellement d une famille spécifi que de produits appelée Power Reverse Dual Currency (PRDC). La valorisation des PRDCs nécessite une modélisation complexe du double comportement des cours de change et des taux d intérêt. Elle est particulièrement sensible aux corrélations non observables entre taux et change, et corroborée par des transactions récentes et les prix des consensus de marché.

■ Les swaps de titrisation sont composés principalement de swaps à taux fi xe, de swaps de devises ou de basis swaps dont le notionnel est indexé sur le comportement en termes de remboursements anticipés de certains portefeuilles sous-jacents. L estimation du profi l d amortissement des swaps de titrisation est corroborée par des estimations statistiques fondées sur des données historiques externes.

■ Les options sur volatilité à terme sont des produits dont le pay- off est indexé sur la variabilité future d indices de taux tels que les swaps de volatilité. Ces produits comportent un risque de modèle important dans la mesure où il est diffi cile de déduire les paramètres de volatilité à terme à partir d instruments négociés sur le marché. Les ajustements de valorisation sont calibrés pour tenir compte de l incertitude inhérente au produit, et de la fourchette d incertitude des données du consensus externe.

■ Les instruments dérivés sur l inflation classés au Niveau 3 correspondent principalement aux swaps sur les indices infl ation qui ne sont pas associés à un marché liquide d obligations indexées, à des options sur indices sur l infl ation et d autres formes d indices sur l inflation comprenant une optionalité. Les techniques de valorisation utilisées pour les instruments dérivés sur l infl ation sont principalement des modèles de marché courants. Des techniques fondées sur des valeurs de substitution sont utilisées pour quelques expositions limitées. Bien que la valorisation soit corroborée chaque mois au travers de consensus de marché, les produits sont classés au Niveau 3 en raison de leur manque de liquidité et d incertitudes inhérentes au calibrage.

■ La valorisation des CDOs de tranches « sur mesure » (bespoke CDOs) nécessite des paramètres de corrélation sur les événements de défaut.

Ces informations sont déduites de données issues de marchés actifs de tranches d indices à l aide d un modèle interne de projection qui met en œuvre des techniques internes d extrapolation et d interpolation. Les CDOs multi-géographies nécessitent une hypothèse de corrélation supplémentaire. Enfi n, le modèle de CDO bespoke implique également des hypothèses et des paramètres internes liés à la dynamique du facteur de recouvrement. La modélisation des CDOs est calibrée sur le marché observable des tranches sur indices, et fait régulièrement l objet d une comparaison avec les consensus de marché sur les paniers standards de sous-jacents. Les incertitudes sont liées aux techniques de projection, d évaluation de la corrélation entre géographies, de modélisation des recouvrements et des paramètres associés.

■ Les paniers « N to Default » représentent un autre type de produit de corrélation de crédit, modélisés à travers la méthode usuelle des copules. Les principaux paramètres nécessaires sont les corrélations par paires entre les composantes du panier qui peuvent être observées dans les données du consensus et les données transactionnelles. Les paniers linéaires sont toutefois considérés comme observables.

■ Les produits de corrélation actions et hybrides actions sont des instruments dont le pay-off dépend du comportement relatif d actions ou indices d un panier de sorte que la valorisation est sensible à la corrélation entre les composantes du panier. Des versions hybrides de ces instruments portent sur des paniers qui contiennent à la fois des actions et d autres instruments sous-jacents tels que des indices de matières premières. La plupart des corrélations entre instruments ne sont pas actives, seul un sous-ensemble de la matrice de corrélation actions-indice est régulièrement observable et négocié. Par conséquent, la classifi cation en Niveau 3 dépend de la composition du panier, de sa maturité, et de la nature hybride du produit. Les paramètres de corrélation sont déterminés à partir d un modèle interne fondé sur des estimations historiques et d autres facteurs d ajustement, corroborés par référence à des opérations récentes ou à des données externes. Pour l essentiel, la matrice de corrélation est fournie par les services de consensus, et lorsqu une corrélation entre deux sous-jacents n est pas disponible, elle peut être obtenue par des techniques d extrapolation ou des techniques fondées sur des valeurs de substitution.

Ces dérivés complexes font l objet d ajustements additionnels de valorisation pour couvrir les incertitudes relatives à la liquidité, aux paramètres et au risque de modèle.

Ajustements de valorisation (CVA, DVA et FVA)

Les ajustements additionnels de valorisation pour risque de contrepartie (CVA) et pour risque de crédit propre (DVA) et l ajustement explicite du coût de fi nancement (FVA) sont considérés comme composantes non observables du dispositif de valorisation et par conséquent classés en Niveau 3 dans la hiérarchie de juste valeur. Ceci n interfère pas, dans le cas général, dans la classifi cation des transactions individuelles au sein de la hiérarchie. Toutefois, un dispositif spécifi que permet d identifi er, depuis 2014, les transactions individuelles pour lesquelles la contribution marginale de ces ajustements, et l incertitude y associée, est signifi cative et justifi e de classer ces transactions en Niveau 3. C est notamment le cas de certaines transactions faiblement collatéralisées et de durée résiduelle très longue.

Pour tous ces produits de niveau 3, le tableau ci-après fournit un intervalle de valeurs des principales données non observables. Ces fourchettes correspondent à une série de sous-jacents différents et n ont de sens que dans le contexte de la technique de valorisation mise en œuvre par BNP Paribas. Les moyennes pondérées, le cas échéant, sont fondées sur les valeurs de marché, les valeurs nominales ou les sensibilités.