Document de référence et rapport fi nancier annuel 2014 - BNP PARIBAS 249

5RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES

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Synthèse des risques annuels

Cette section résume les principaux facteurs de risque auxquels la Banque estime actuellement être exposée. Ils sont classés par catégorie : risques liés à l environnement macro économique et de marché, risques liés à la réglementation, risques propres à la Banque, à sa stratégie, à sa gestion et à ses opérations.

RISQUES LIÉS À L ENVIRONNEMENT MACROÉCONOMIQUE ET DE MARCHÉ Des conditions macro économiques et de marché diffi ciles ont eu et pourraient continuer à avoir un effet défavorable signifi catif sur les conditions dans lesquelles évoluent les établissements fi nanciers et en conséquence sur la situation fi nancière, les résultats et le coût du risque de la Banque.

Les métiers de la Banque, établissement financier d envergure mondiale, sont très sensibles à l évolution des marchés fi nanciers et à l environnement économique en Europe, aux États-Unis et dans le reste du monde. Au cours des dernières années, la Banque a été confrontée et pourrait être confrontée à nouveau à des dégradations signifi catives des conditions de marché et de l environnement économique, qui pourraient résulter notamment de crises affectant la dette souveraine, les marchés de capitaux, le crédit ou la liquidité, de récessions régionales ou globales, de fortes fluctuations du prix des matières premières, des taux de change, des taux d intérêt, de la volatilité des instruments fi nanciers dérivés, de l infl ation ou de la défl ation, de re structurations ou défauts, de dégradation de la notation des dettes de sociétés ou d États, ou encore d événements politiques et géopolitiques défavorables (tels que des catastrophes naturelles, pandémies, tensions géopolitiques, actes terroristes, troubles sociaux ou confl its armés). De telles perturbations, qui peuvent intervenir soudainement et dont les effets peuvent ne pas pouvoir être entièrement couverts, pourraient affecter de manière ponctuelle ou durable les conditions dans lesquelles évoluent les établissements fi nanciers et avoir un effet défavorable signifi catif sur la situation fi nancière, les résultats et le coût du risque de la Banque. En 2015, il est probable que les conditions macro économiques soient affectées par plusieurs risques spécifi ques, notamment des tensions géopolitiques et la volatilité des marchés fi nanciers dans un contexte de croissance faible dans la zone euro. Les mesures prises, ou qui pourraient être prises, par les banques centrales pour stimuler la croissance et éviter la défl ation, y compris les mesures d assouplissement quantitatif (quantitative easing) annoncées par la Banque Centrale Européenne le 22 janvier 2015, pourraient avoir un effet négatif sur l industrie bancaire en introduisant potentiellement des pressions sur les marges, sans pour autant se traduire par une croissance du volume des prêts.

Par ailleurs, une résurgence d une crise de la dette souveraine en Europe, et notamment en Grèce à la suite des élections de fi n janvier 2015, ne peut être écartée. Les marchés européens ont connu ces dernières années des perturbations importantes liées aux incertitudes pesant sur la capacité de certains pays de la zone euro à refi nancer leur dette. Ces perturbations ont contribué pendant certaines périodes de ces dernières années à la contraction des marchés du crédit, à l augmentation de la volatilité du taux de change de l e uro contre les autres devises signifi catives, et ont affecté les indices des marchés d actions et créé de l incertitude sur les perspectives économiques de certains États de l Union européenne ainsi que sur la qualité des prêts bancaires aux emprunteurs souverains de ces États. La Banque détient et peut à l avenir être amenée à détenir

d importants portefeuilles de titres de dette émis par certains des États les plus touchés par la crise de ces dernières années et a consenti des crédits et pourrait à l avenir consentir des crédits, de montants signifi catifs, à des emprunteurs de ces États. Par ailleurs, la Banque intervient sur le marché interbancaire, ce qui l expose indirectement aux risques liés à la dette souveraine détenue par d autres institutions fi nancières. De manière plus générale, la crise de la dette souveraine a indirectement affecté et pourrait dans le futur affecter à nouveau, les marchés fi nanciers, l économie européenne et mondiale et de manière plus générale l environnement dans lequel évolue la Banque.

Si les conditions économiques en Europe ou ailleurs dans le monde se détérioraient, à la suite notamment d une résurgence de la crise de la dette souveraine (tel un défaut au titre d une dette souveraine ou la sortie d un pays de la zone euro), la Banque pourrait être contrainte de constater des provisions sur ses titres de dettes souveraines ou des pertes à la suite de cessions de ces titres. Les perturbations politiques et fi nancières consécutives à une telle aggravation pourraient par ailleurs affecter défavorablement la solvabilité des clients et des contreparties fi nancières de la Banque, les paramètres de marché tels que les taux d intérêt, les taux de change et les indices boursiers, ainsi que la liquidité de la Banque et sa capacité à se fi nancer dans des conditions acceptables.

L accès de la Banque au fi nancement et les coûts de ce fi nancement pourraient être affectés de manière défavorable en cas de résurgence de la crise de la dette souveraine, de détérioration des conditions économiques, de dégradation de notation, d accroissement des spreads de crédit des États ou d autres facteurs.

La crise de la dette souveraine qui a affecté les États de l Union européenne au cours des dernières années ainsi que l environnement macroéconomique global ont conduit de façon ponctuelle à une restriction de l accès au fi nancement des banques européennes et une dégradation des conditions de ce financement, en raison de plusieurs facteurs, notamment : l augmentation signifi cative du risque de crédit perçu des banques, liée en particulier à leur exposition à la dette souveraine ; la dégradation de la notation affectant certains États et établissements fi nanciers ; et la spéculation sur les marchés de la dette. De nombreuses banques européennes, y compris la Banque, ont dû ponctuellement faire face à un accès plus diffi cile aux marchés obligataires pour investisseurs institutionnels et au marché interbancaire, ainsi qu à une augmentation générale de leur coût de fi nancement. En conséquence, le recours par les établissements fi nanciers aux facilités et lignes de liquidité de la Banque centrale européenne a ponctuellement augmenté de manière significative. Si les conditions défavorables du marché de la dette venaient à réapparaître à la suite d une stagnation durable du taux de croissance, de la défl ation, d une résurgence de la crise de la dette et d une propagation de la crise à la sphère économique dans son ensemble, ou pour des raisons liées à l industrie fi nancière en général ou à la Banque en particulier, l effet sur la liquidité du secteur fi nancier européen en général et sur la Banque en particulier, pourrait être signifi cativement défavorable et avoir un impact négatif sur les résultats opérationnels de la Banque ainsi que sur sa situation fi nancière.

Le coût de fi nancement de la Banque peut être également affecté par la notation de la France ou la notation de la dette à long terme de la Banque, qui ont toutes les deux été dégradées au cours de ces dernières années. De nouvelles dégradations de la notation de la France ou de la Banque pourraient augmenter le coût de fi nancement de la Banque.

FACTEURS DE RISQUE