Document de référence et rapport fi nancier annuel 2014 - BNP PARIBAS 255

5RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES

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Synthèse des risques annuels

du risque dans tous les environnements économiques et de marché. Ces techniques et stratégies pourraient également s avérer inopérantes face à certains risques, en particulier ceux que la Banque n aurait pas préalablement identifi és ou anticipés. La Banque pourrait avoir des diffi cultés à évaluer la solvabilité de ses clients ou la valeur de ses actifs si, en raison des perturbations sur les marchés telles que celles qui ont prévalu ces dernières années, les modèles et les approches utilisés ne permettaient plus d anticiper les comportements, les évaluations, les hypothèses et les estimations futures. Certains des indicateurs et outils qualitatifs que la Banque utilise pour gérer le risque s appuient sur des observations du comportement passé du marché. Pour quantifi er son exposition au risque, la Banque procède ensuite à une analyse, généralement statistique, de ces observations. Les procédures utilisées par la Banque pour évaluer les pertes liées à son exposition au risque de crédit ou la valeur de certains actifs sont fondées sur des analyses complexes et subjectives qui reposent notamment sur des prévisions concernant les conditions économiques et l impact de ces conditions sur la capacité de remboursement des emprunteurs et la valeur des actifs. En période de perturbation sur les marchés, de telles analyses pourraient aboutir à des estimations inexactes et en conséquence mettre en cause la fi abilité de ces procédures d évaluation. Les outils et indicateurs utilisés pourraient livrer des conclusions erronées quant à la future exposition au risque, en raison notamment de facteurs que la Banque n aurait pas anticipés ou correctement évalués dans ses modèles statistiques, ou de la réalisation d un événement considéré comme extrêmement improbable par les outils et les indicateurs. Cela diminuerait la capacité de la Banque à gérer ses risques. En conséquence, les pertes subies pourraient s avérer nettement supérieures à la moyenne historique. Par ailleurs, les modèles quantitatifs de la Banque n intègrent pas l ensemble des risques. Certains risques font en effet l objet d une analyse plus qualitative qui pourrait s avérer insuffi sante et exposer ainsi la Banque à des pertes signifi catives et imprévues.

Les stratégies de couverture mises en place par la Banque n écartent pas tout risque de perte.

La Banque pourrait subir des pertes si l un des instruments ou l une des stratégies de couverture qu elle utilise pour couvrir les différents types de risque auxquels elle est exposée s avérait inopérant. Nombre de ces stratégies s appuient sur l observation du comportement passé des marchés et l analyse des corrélations historiques. À titre d exemple, si la Banque détient une position longue sur un actif, elle pourra couvrir le risque en prenant une position courte sur un autre actif dont le comportement permet généralement de neutraliser toute évolution de la position longue. Il se peut cependant que cette couverture soit partielle, que ces stratégies ne couvrent pas tous les risques futurs ou qu elles ne permettent pas une diminution effective du risque dans toutes les confi gurations de marché. Toute évolution inattendue du marché peut également diminuer l efficacité de ces stratégies de couverture. En outre, la manière dont les gains et les pertes résultant de couvertures ineffectives sont comptabilisés peut accroître la volatilité des résultats publiés par la Banque.

Tout préjudice porté à la réputation de la Banque pourrait nuire à sa compétitivité.

Compte tenu du caractère hautement concurrentiel de l industrie des services fi nanciers, la réputation de solidité fi nancière et d intégrité de la Banque est capitale pour séduire et fi déliser ses clients. L utilisation de moyens inadaptés pour promouvoir et commercialiser ses produits et services pourrait entacher la réputation de la Banque. De même, à mesure que ses portefeuilles de clientèle et d activités s élargissent, le fait que les procédures et les contrôles exhaustifs mis en œuvre pour prévenir les confl its d intérêt puissent s avérer inopérants, ou être perçus comme

tels, pourrait porter préjudice à la réputation de la Banque. Pourraient également nuire à sa réputation tout comportement inapproprié d un employé, toute fraude ou malversation commise par des acteurs du secteur fi nancier auxquels la Banque est exposée, toute diminution, retraitement ou correction des résultats fi nanciers, ou toute action juridique ou réglementaire à l issue potentiellement défavorable telle que la transaction récemment intervenue entre la Banque et les autorités américaines en raison de la violation des lois et règlements américains relatifs aux sanctions économiques. Ces risques de réputation sont aujourd hui accrus du fait de l utilisation croissante des réseaux sociaux par l ensemble des acteurs de la sphère économique. Tout préjudice porté à la réputation de la Banque pourrait s accompagner d une perte d activité, susceptible de peser sur ses résultats et sa situation fi nancière.

Toute interruption ou défaillance des systèmes informatiques de la Banque peut provoquer des pertes signifi catives d informations relatives aux clients, nuire à la réputation de la Banque et provoquer des pertes fi nancières.

Comme la plupart de ses concurrents, la Banque dépend étroitement de ses systèmes de communication et d information. Cette dépendance s accroît depuis la généralisation des services bancaires mobiles et de banque en ligne (telle qu illustrée par le lancement d Hello bank! en 2014), et le développement du cloud computing. Toute panne, interruption ou défaillance de la sécurité de ces systèmes pourrait entraîner des erreurs ou des interruptions au niveau des systèmes de gestion de la clientèle, de comptabilité générale, de dépôts, de services et/ou de traitement des prêts. La Banque ne peut garantir que de telles pannes ou interruptions ne se produiront pas ou, si elles se produisent, qu elles seront résolues de manière adéquate. Au cours des dernières années, un nombre croissant de sociétés ont fait l objet d intrusions ou de tentatives d intrusion de leurs systèmes de sécurité informatique, parfois dans le cadre d attaques complexes et hautement ciblées des réseaux informatiques. Les techniques mises en œuvre pour pirater, interrompre, dégrader la qualité des services fournis, dérober des données confi dentielles ou saboter des systèmes informatiques se sont perfectionnées et sont en constante évolution, et il est souvent impossible de les identifi er avant le lancement d une attaque. La Banque pourrait donc ne pas être en mesure de se prémunir contre de telles techniques ou de mettre en place rapidement un système de contre-mesures approprié et effi cace. Toute panne ou interruption des services informatiques de la Banque et toute divulgation d informations confi dentielles des clients, contreparties ou salariés de la Banque (ou toutes autres personnes) qui pourrait en résulter, ou toute intrusion ou attaque contre ses systèmes et réseaux de communication, seraient susceptibles d avoir un effet défavorable sur la réputation, les résultats et la situation fi nancière de la Banque.

Des événements externes imprévus peuvent provoquer une interruption des activités de la Banque et entraîner des pertes substantielles ainsi que des coûts supplémentaires.

Des événements imprévus tels que des troubles politiques et sociaux, une catastrophe naturelle sérieuse, une pandémie, des attentats, des confl its armés, ou toute autre situation d urgence, pourraient provoquer une brusque interruption des activités de la Banque et entraîner des pertes substantielles qui ne pourraient pas nécessairement être couvertes par une police d assurance. Ces pertes pourraient concerner des biens matériels, des actifs fi nanciers, des positions de marché ou des collaborateurs clés. De tels événements pourraient également engendrer une suspension des activités, temporaire ou de plus long terme, des coûts supplémentaires (liés notamment au déplacement du personnel concerné) et alourdir les charges de la Banque (en particulier les primes d assurance).