Document de référence et rapport fi nancier annuel 2014 - BNP PARIBAS278

5 RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES

5

Gestion des risques

Le risque de réputation est le risque d atteinte à la confiance que portent à l entreprise ses clients, ses contreparties, ses fournisseurs, ses collaborateurs, ses actionnaires, ses superviseurs ou tout autre tiers dont la confi ance, à quelque titre que ce soit, est une condition nécessaire à la poursuite normale de l activité.

Le risque de réputation est essentiellement un risque contingent à tous les autres risques encourus par la Banque.

RISQUE DE SOUSCRIPTION D ASSURANCE Le risque de souscription d assurance est le risque de perte résultant d une évolution défavorable de la sinistralité des différents engagements d assurance. Selon l activité d assurance (assurance-vie, prévoyance, ou rentes), ce risque peut être statistique, macroéconomique, comportemental, lié à la santé publique ou à la survenance de catastrophes. Le risque de souscription d assurance n est pas la composante principale des risques liés à l assurance-vie où les risques fi nanciers sont prédominants.

TESTS DE RÉSISTANCE

Afi n de bénéfi cier d un suivi et d une gestion dynamique des risques, le Groupe a développé un dispositif de tests de résistance complet (ci-après désignés comme « stress tests »).

DISPOSITIF DE STRESS TESTS Le dispositif de stress tests fait partie intégrante du dispositif de gestion des risques, dans une triple optique de gestion prévisionnelle du risque, de planification des fonds propres et d exigences réglementaires, notamment dans le cadre des processus d ICAAP du Groupe et de ses principales entités :

■ stress tests dédiés à l anticipation des risques : leur fi nalité est la gestion prévisionnelle et le suivi des risques qu ils soient de crédit, de marché, de contrepartie ou de liquidité. Les résultats des stress tests transversaux (réalisés par les fonctions centrales) participent à l évaluation du profi l de risque de la Banque et sont périodiquement soumis à la Direction Générale du Groupe, y compris au Comité de contrôle interne, des risques et de la conformité (CCIRC) du Conseil d administration par le biais du tableau de bord trimestriel des risques du Groupe. En outre, des stress tests ad hoc sont effectués, le cas échéant, pour le besoin des Risk Policy Committees ou des Comités stratégiques Pays afi n d identifi er et d évaluer les zones de vulnérabilité au sein des portefeuilles du Groupe ;

■ stress tests budgétaires : ils contribuent à la planifi cation des besoins en capital. Des stress tests sont effectués chaque année dans le cadre de l élaboration du budget et intégrés dans l ICAAP. Ils sont examinés au niveau des pôles et métiers de la Banque avant d être consolidés au niveau du Groupe pour donner une vue synthétique de l impact sur le capital et les résultats de la Banque.

L objectif des stress tests dans le processus budgétaire est d évaluer l impact d un scénario macroéconomique défavorable sur le Groupe et ses activités. Ces stress tests sont intégrés au processus budgétaire annuel, qui se décline sur la base d un scénario économique central et d un scénario économique stressé.

L impact du scénario adverse est mesuré sur :

■ le compte de résultat (PNB, coût du risque ),

■ les actifs pondérés,

■ les fonds propres.

Le résultat fi nal recherché des stress tests est un ratio de solvabilité sous contrainte au niveau du Groupe, ainsi que l identifi cation des

mesures d adaptation nécessaires. Les scénarios retenus, les résultats des stress tests et les propositions d actions correctrices éventuelles (allégement des expositions sur un sous-segment, modifi cation de la politique de fi nancement, de liquidité ) sont intégrés aux synthèses budgétaires présentées à la Direction Générale à l issue du processus budgétaire ;

■ stress tests réglementaires : il s agit principalement d es demandes ad hoc de la BCE, de l ABE, ou de tout autre superviseur, telle que celle faite en 2014 par l ABE/BCE (voir section 5.2 Adéquation des fonds propres et anticipation des besoins en capital).

Ce dispositif bénéfi cie d une gouvernance établie, avec des responsabilités claires, partagées entre les entités opérationnelles, afi n d en favoriser l insertion opérationnelle et la pertinence, la fonction Finance Groupe, la fonction Risques et l ALM Trésorerie, qui en assurent la cohérence globale.

Les méthodologies de stress tests (analyses de sensibilité ou basées sur des scénarios macroéconomiques) sont déclinées selon les grandes familles de risques, et font l objet d une revue indépendante.

Les stress tests peuvent être élaborés au niveau du Groupe, d un métier ou d un sous-portefeuille donné, sur un ou plusieurs types de risques et sur un nombre de variables plus ou moins important en fonction de l objectif poursuivi. Le cas échéant, les résultats des modèles quantitatifs peuvent être ajustés par des jugements experts.

Depuis sa création, le dispositif de stress tests du Groupe évolue de manière permanente afi n d intégrer les derniers développements dans ce domaine, que ce soit en termes de méthodologies, ou d insertion opérationnelle accrue dans les processus de gestion du Groupe. Le dispositif de stress testing dédié par type de risque est détaillé dans les sections 5.4 Risque de crédit, 5.6 Risque de contrepartie et 5.7 Risque de marché.

DÉFINITION DES SCÉNARIOS DE STRESS TESTS Dans les exercices de stress test, il est d usage de distinguer le scénario central du (ou des) scénario(s) adverse(s). De manière générale, un scénario macroéconomique est un ensemble de valeurs de variables macroéconomiques (le PIB et ses composantes, l infl ation, l emploi et le chômage, les taux d intérêt et de change, les valeurs des cours boursiers, les prix des matières premières ) et fi nancières projetées sur une période donnée future.