Document de référence et rapport fi nancier annuel 2016 - BNP PARIBAS244

5 RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Synthèse des risques annuels

FACTEURS DE RISQUE

Cette section résume les principaux facteurs de risque auxquels la Banque estime actuellement être exposée. Ils sont classés par catégorie : risques liés à l environnement macroéconomique et de marché, risques liés à la réglementation et risques propres à la Banque, à sa stratégie, à sa gestion et à ses opérations.

RISQUES LIÉS À L ENVIRONNEMENT MACROÉCONOMIQUE ET DE MARCHÉ Des conditions macroéconomiques et de marché diffi ciles ont eu et pourraient continuer à avoir un effet défavorable signifi catif sur les conditions dans lesquelles évoluent les établissements fi nanciers et en conséquence sur la situation fi nancière, les résultats opérationnels et le coût du risque de la Banque.

Les métiers de la Banque sont très sensibles à l évolution des marchés fi nanciers et à l environnement économique, à l échelle mondiale et plus particulièrement en Europe. Au cours des dernières années, la Banque a été confrontée et pourrait être confrontée à nouveau à des dégradations significatives des conditions de marché et de l environnement économique, qui pourraient résulter notamment de crises affectant la dette souveraine, les marchés de capitaux et la disponibilité des crédits ou des liquidités, de récessions régionales ou globales, de fortes fl uctuations du prix des matières premières, des taux de change, des taux d intérêt, de la volatilité des instruments fi nanciers dérivés, de l infl ation ou de la défl ation, de restructurations ou défauts de contreparties, de dégradation de la notation des dettes de sociétés ou d États, ou encore d événements politiques et géopolitiques défavorables (tels que des catastrophes naturelles, pandémies, tensions géopolitiques, actes terroristes, troubles sociaux ou conflits armés). De telles perturbations, qui pourraient intervenir soudainement et dont les effets pourraient ne pas pouvoir être entièrement couverts, pourraient affecter de manière ponctuelle ou durable les conditions dans lesquelles évoluent les établissements financiers et avoir un effet défavorable significatif sur la situation fi nancière, les résultats opérationnels et le coût du risque de la Banque. En 2017, les conditions macroéconomiques pourraient être affectées par plusieurs risques spécifi ques, notamment des tensions géopolitiques, des transitions politiques et des échéances électorales dans certains pays entraînant des incertitudes et des changements potentiels signifi catifs, la volatilité des marchés fi nanciers, le ralentissement de certaines zones émergentes, la croissance faible dans la zone euro, la fl uctuation des cours des matières premières et les changements des politiques monétaires.

Par ailleurs, une résurgence d une crise des dettes souveraines ne peut être écartée, en particulier dans un contexte de remontée des taux d intérêt accompagnée d une augmentation des coûts de fi nancement. Notamment, les marchés européens ont connu ces dernières années des perturbations importantes liées aux incertitudes pesant sur la capacité de certains pays ou institutions de la zone euro à refi nancer leur dette. Ces perturbations ont contribué pendant certaines périodes à la contraction des marchés du crédit, à l augmentation de la volatilité du taux de change de l euro contre les autres devises signifi catives, et ont affecté les indices des marchés d actions et créé de l incertitude sur les perspectives économiques de certains États de l Union européenne ainsi que sur la qualité des prêts bancaires aux emprunteurs souverains de ces États. La Banque détient et pourrait à l avenir être amenée à détenir d importants portefeuilles de titres de dette émis par des États et a consenti des crédits et pourrait à l avenir consentir des crédits, de montants signifi catifs, à

des emprunteurs de ces États ; une nouvelle crise de la dette souveraine pourrait conduire la Banque à enregistrer des provisions pour dépréciation ou des pertes sur les ventes d actifs. Par ailleurs, la Banque intervient sur le marché interbancaire, ce qui l expose indirectement aux risques affectant d autres institutions fi nancières. De manière plus générale, la crise de la dette souveraine a indirectement affecté et pourrait dans le futur affecter à nouveau, les marchés fi nanciers, l économie européenne et mondiale et de manière plus générale l environnement dans lequel évolue la Banque.

Si les conditions économiques globales, ou plus particulièrement en Europe, se détérioraient en raison notamment d inquiétudes concernant la situation économique en Europe (elles-mêmes découlant d un risque accru de survenance, voire de la survenance, d un défaut au titre d une dette souveraine, d une défaillance d une institution fi nancière de taille signifi cative ou d une sortie d un pays de la zone euro ou de l Union européenne), de variations imprévisibles des prix du pétrole et des matières premières et des taux d intérêt, d une hausse de l infl ation ou des fl uctuations importantes de taux de change (notamment toute hausse des taux d intérêt ou toute appréciation de l euro), d un ralentissement continu ou aggravé de la croissance économique dans les pays émergents et particulièrement en Chine, d attaques terroristes ou d une situation politique instable, les perturbations fi nancières en résultant pourraient affecter défavorablement la solvabilité des clients et des contreparties fi nancières de la Banque, les paramètres de marché tels que les taux d intérêt, les taux de change et les indices boursiers, les résultats opérationnels, la liquidité et la capacité de la Banque à se fi nancer dans des conditions acceptables ainsi que sa situation fi nancière.

Le référendum au Royaume-Uni sur la sortie de l Union européenne pourrait générer des incertitudes signifi catives, de la volatilité et des changements importants sur les marchés économiques et fi nanciers européens et mondiaux et avoir alors un effet défavorable sur l environnement dans lequel la Banque évolue.

Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni, a organisé un référendum à l issue duquel la majorité des votants a choisi de sortir de l Union européenne (le « Brexit »). Bien que ce référendum soit dépourvu d effet contraignant, le gouvernement britannique a indiqué que le Royaume-Uni invoquera les procédures appropriées afi n de mettre en œuvre le Brexit, ce qui ouvrira une phase de négociations destinées à déterminer les relations futures entre le Royaume-Uni et l Union européenne, comprenant notamment les accords commerciaux, fi nanciers et juridiques. La nature, le calendrier et les effets économiques et politiques du Brexit demeurent très incertains et dépendront des négociations à venir entre le Royaume-Uni et l Union européenne et, par conséquent, pourraient affecter défavorablement l environnement dans lequel la Banque évolue et donc ses résultats et sa situation fi nancière.

Du fait du périmètre géographique de ses activités, la Banque pourrait être vulnérable aux contextes ou circonstances politiques, macroéconomiques ou fi nanciers d une région ou d un pays.

La Banque est exposée au risque pays, c est-à-dire au risque que les conditions économiques, fi nancières, politiques ou sociales d un pays étranger, notamment un pays dans lequel elle exerce une activité, affectent ses intérêts fi nanciers. Des exemples récents de ce risque pays comprennent les problèmes de sécurité et les changements politiques en Turquie après la tentative de coup d État en juillet 2016 et l incertitude politique en Italie qui a suivi le rejet en décembre 2016 du référendum sur la réforme constitutionnelle et le changement consécutif