Document de référence et rapport fi nancier annuel 2016 - BNP PARIBAS290

5 RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Risque de crédit

DIVERSIFICATION SECTORIELLE

➤ TABLEAU N° 25 : VENTILATION SECTORIELLE DU PORTEFEUILLE DE RISQUE DE CRÉDIT DE LA CLASSE D EXPOSITION ENTREPRISES

En millions d euros

31 décembre 2016 31 décembre 2015

Exposition % Exposition %

Agroalimentaire 34 754 6 % 37 062 6 %

Assurance 12 229 2 % 12 366 2 %

Chimie hors pharmacie 15 287 2 % 12 402 2 %

Construction - BTP 29 082 5 % 29 753 5 %

Distribution 29 041 5 % 26 444 4 %

Énergies hors électricité 30 403 5 % 32 540 5 %

Équipements hors informatique-électronique 40 224 6 % 38 167 6 %

Finance 38 344 6 % 37 468 6 %

Immobilier 64 878 10 % 57 758 10 %

Informatique & Matériels électroniques 17 572 3 % 17 590 3 %

Minerais, métaux & matériaux (y compris ciment, emballages, etc.) 30 066 5 % 29 988 5 %

Négoce & Commerce de gros 49 291 8 % 46 056 8 %

Santé & Pharmacie 15 525 2 % 14 473 2 %

Services aux collectivités (électricité, gaz, eau, etc.) 33 920 5 % 32 696 5 %

Services aux entreprises 55 363 9 % 54 148 9 %

Services de communications 17 369 3 % 18 131 3 %

Transport & Logistique 44 209 7 % 40 571 7 %

Autres 63 972 10 % 62 586 10 %

TOTAL 621 530 100 % 600 199 100 %

Les risques sectoriels sont suivis en termes d expositions brutes et d actifs pondérés. Le Groupe reste diversifi é, aucun secteur ne représentant plus de 10 % de l exposition crédit aux entreprises et plus de 4,2 % de l exposition crédit totale en 2016. Les secteurs les plus sensibles font l objet d un examen régulier par des Comités dédiés à ces secteurs, notamment :

■ Suivi des secteurs liés à l énergie et aux matières premières :

Les prix du pétrole et des métaux non- précieux sont en recul depuis 2010-2011 avec un prix du pétrole au plus bas à un niveau inférieur à 30 dollars en janvier 2016.

Selon différentes études économiques empiriques, l offre de pétrole excédentaire était le principal facteur explicatif de la baisse des prix du pétrole. Après l accord conclu en novembre 2016 entre les pays membres de l OPEP et plusieurs autres grands producteurs pour limiter l offre, les prix du pétrole sont remontés. Les prévisions 2017 du FMI incorporent un affermissement des cours du pétrole.

Pour l or et les métaux non précieux, la faiblesse de la demande globale, notamment en provenance de la Chine, explique pour une grande partie le recul de ces prix (dans un contexte de surcapacités au niveau mondial). En 2016, étant donné la vigueur de l investissement dans les infrastructures et l immobilier en Chine ainsi que les anticipations d un assouplissement de la politique budgétaire aux États-Unis, les prix des métaux de base sont remontés.

Après la revue interne complète du portefeuille menée au sein du Groupe en 2016 dans un contexte de fort recul des prix du pétrole, qui

avait conclu à la qualité et la bonne diversifi cation des portefeuilles, les secteurs liés aux prix du pétrole et des matières premières ont continué de faire l objet d un suivi régulier.

■ Secteur Pétrole & Gaz :

L exposition de BNP Paribas à ce secteur est diversifi ée. Les engagements couvrent l ensemble de la chaîne de valeur de l industrie pétrolière et concernent des acteurs de référence (majors, compagnies pétrolières nationales) dans de nombreux pays. Pour mémoire, BNP Paribas a cédé son activité de fi nancement spécialisé sur ce secteur (Reserve Based Lending) aux États-Unis en 2012.

L exposition brute du portefeuille, sensible au prix du pétrole, est en baisse au 31 décembre 2016 à 32,9 milliards d euros (soit seulement 2,3 % du total des engagements bruts bilan et hors-bilan du Groupe) dont 56 % concernent les majors (29 %) et les compagnies pétrolières nationales (27 %). Les sous-secteurs de l exploration et de la production pétrolière représentent 24 % et les services pétroliers, 17 %. Par ailleurs, 55 % de cette exposition porte sur des engagements hors- bilan. Les garanties augmentent de 5 milliards d euros. L exposition nette de garanties et de provisions s établit en baisse à 18,7 milliards d euros.

61 % des contreparties bénéfi cient d une notation Investment Grade(1) et les engagements auprès des contreparties non Investment Grade(1) bénéfi cient d une bonne couverture par des collatéraux. Par ailleurs, la maturité est courte, et inférieure à deux ans en moyenne. Les encours classés en douteux représentent 6 % du portefeuille au 31 décembre 2016.

(1) Notation externe ou équivalent interne.