Document de référence et rapport fi nancier annuel 2016 - BNP PARIBAS358

5 RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Risque de marché

➤ TABLEAU N° 79 : SENSIBILITÉ DES REVENUS AU RISQUE GLOBAL DE TAUX POUR UN CHOC DE +/- 50 POINTS DE BASE DES TAUX D INTÉRÊT

Sensibilité des revenus 2016 En millions d euros

Pour un choc de + 50 pb Pour un choc de 50 pb

EUR USD Autres

devises Total EUR USD Autres

devises Total

Année 1 77 41 (7) 112 (41) (48) (11) (100)

Année 2 331 46 29 405 (247) (52) (44) (343)

Année 3 581 85 52 719 (501) (93) (62) (656)

Sensibilité des revenus 2015 proforma En millions d euros

Pour un choc de + 50 pb Pour un choc de 50 pb

EUR USD Autres

devises Total EUR USD Autres

devises Total

Année 1 168 29 (14) 183 (178) (56) 6 (229)

Année 2 300 52 8 360 (316) (85) (24) (426)

Année 3 384 110 52 546 (553) (113) (42) (707)

Sensibilité de la valeur des actifs nets de l activité d intermédiation bancaire

Les actifs et passifs de l activité d intermédiation bancaire du Groupe n étant pas destinés à être cédés, ils ne font pas l objet d une comptabilisation ou d une gestion sur la base de leur valeur économique théorique résultant de l actualisation de leurs cash fl ows futurs. De même, la valeur économique théorique des actifs nets n affecte pas les fonds propres du Groupe.

Cependant en application des exigences réglementaires et des modalités de calcul déterminées par l Autorité Bancaire Européenne (ABE), les ratios de la sensibilité, à des variations de +/- 200 points de base (+/- 2 %) des taux d intérêt, de la valeur économique théorique des actifs nets de l activité d intermédiation rapportée à la somme Tier 1 et Tier 2 sont régulièrement calculés. Ces ratios sont comparés au seuil de 20 % servant au superviseur à identifi er les situations dans lesquelles le risque de taux du portefeuille bancaire pourrait être matériel. À fi n 2016, le ratio se situe à + 7,3 % pour une baisse de 200 points de base, et - 8,9 % pour une hausse des taux de + 200 points de base ; valeurs bien en deçà du seuil de matérialité de 20 %. Pour tenir compte des taux négatifs, aucun plancher n est appliqué aux niveaux des taux de marché.

COUVERTURE DES RISQUES DE TAUX ET DE CHANGE [Audité] Les couvertures initiées par le Groupe portent essentiellement sur la couverture du risque de taux d intérêt et du risque de change réalisée au moyen d instruments fi nanciers dérivés (swaps, options, opérations de change à terme).

En fonction de l objectif poursuivi, les instruments fi nanciers dérivés utilisés sont désignés comptablement en couverture de valeur, en couverture de résultats futurs ou encore en couverture d un investissement net en devises. Chaque relation de couverture comptable fait l objet d une documentation formelle dès l origine, décrivant la stratégie poursuivie, désignant l instrument couvert et l instrument de couverture, la nature du risque couvert, ainsi que la méthodologie d appréciation de l effi cacité, tant au plan prospectif que rétrospectif.

Risque de taux d intérêt global

La stratégie de gestion du risque de taux d intérêt global est fondée sur le pilotage de la sensibilité des revenus de la Banque aux variations de taux d intérêt permettant de prendre en compte l ensemble des risques de taux ; son objectif est la stabilité et la régularité de la marge d intérêt. Ce pilotage nécessite une appréhension fi ne des différents risques, afi n de déterminer la stratégie de couverture, après prise en compte des compensations. Ces stratégies sont défi nies et mises en place par entité et par devise.

Les couvertures peuvent prendre la forme de dérivés fermes ou optionnels pour l essentiel comptabilisées en couverture de variations de valeur des éléments couverts à taux fi xe (fair value hedge) ou en couverture de la variation des produits et charges attachés aux actifs et aux passifs à taux révisable (cash fl ow hedge). Elles peuvent aussi prendre la forme de titres d État majoritairement comptabilisés dans la catégorie « Disponible à la vente ».

Au début de l année 2016, les interrogations sur la croissance de certaines zones émergentes, et les craintes de défl ation dans un contexte de prix du pétrole très bas ont pesé sur les taux longs et poussé la BCE à poursuivre son action. Elle a ainsi étendu le cadre de son programme d achat d actifs, annoncé de nouvelles opérations de fi nancement à long terme (TLTRO II ) et abaissé encore ses taux directeurs (le taux de dépôts passant de - 0,30 % à - 0,40 %). À la fi n du premier semestre, le référendum britannique a plutôt eu comme conséquence de renforcer la tendance à la baisse des taux longs. Suite à l élection américaine, les taux longs ont sensiblement augmenté, traduisant l anticipation d une relance budgétaire signifi cative aux États-Unis, mais avec des conséquences également dans les autres zones géographiques. Après avoir longuement préparé les marchés à cette perspective, la FED a ainsi augmenté son taux de 0,25 % en fi n d année pour s établir dans la fourchette 0,50 %-0,7 5 %, en annonçant d autres augmentations en 2017.

L augmentation des taux n ayant eu lieu qu en fi n d année, les positions structurelles ont subi le même type de phénomènes que ce qui avait déjà été observé en 2015 dans un contexte de baisse des taux : niveau important des remboursements anticipés ou des renégociations des crédits immobiliers (que ce soit en France, en Belgique ou en Italie) et forte croissance des dépôts non rémunérés. Le renforcement de la problématique liée à l environnement de taux négatifs a ainsi encore