Document de référence et rapport fi nancier annuel 2017 - BNP PARIBAS 253

5RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Synthèse des risques annuels

FACTEURS DE RISQUE

Cette section résume les principaux facteurs de risque auxquels la Banque estime actuellement être exposée. Ils sont classés par catégorie : risques liés à l environnement macroéconomique et de marché, risques liés à la réglementation et risques propres à la Banque, à sa stratégie, à sa gestion et à ses opérations.

RISQUES LIÉS À L ENVIRONNEMENT MACROÉCONOMIQUE ET DE MARCHÉ Des conditions macroéconomiques et de marché diffi ciles ont eu dans le passé et pourraient avoir à l avenir un effet défavorable signifi catif sur les conditions dans lesquelles évoluent les établissements fi nanciers et en conséquence sur la situation fi nancière, les résultats opérationnels et le coût du risque de la Banque.

Les métiers de la Banque sont très sensibles à l évolution des marchés financiers et à l environnement économique, à l échelle mondiale et plus particulièrement en Europe. Au cours des dernières années, la Banque a été confrontée et pourrait être confrontée à nouveau à des dégradations significatives des conditions de marché et de l environnement économique, qui pourraient résulter notamment de crises affectant la dette souveraine et les marchés de capitaux et la disponibilité des crédits ou des liquidités, de récessions régionales ou globales, de fortes fl uctuations du prix des matières premières, des taux de change, des taux d intérêt, de la volatilité des instruments fi nanciers dérivés, de l infl ation ou de la défl ation, de restructurations ou défauts de contreparties, de dégradation de la notation des dettes de sociétés ou d États, ou encore d événements politiques et géopolitiques défavorables (tels que des catastrophes naturelles, pandémies, tensions géopolitiques, actes terroristes, troubles sociaux, cyber-attaques, confl its armés ou menaces de confl its et risques y afférents). De telles perturbations, qui pourraient intervenir soudainement et dont les effets pourraient ne pas être entièrement couverts, pourraient affecter de manière ponctuelle ou durable les conditions dans lesquelles évoluent les établissements financiers et avoir un effet défavorable significatif sur la situation fi nancière, les résultats opérationnels et le coût du risque de la Banque.

Les économies des principaux marchés de la Banque et, plus généralement, l économie mondiale, ont connu une phase de croissance en 2017 et la reprise cyclique pourrait se poursuivre en 2018. Il existe toutefois des risques de ralentissement découlant de facteurs tels que l évolution des politiques monétaires (et en particulier le risque d un resserrement plus prononcé que prévu conduisant à des perturbations fi nancières), l évolution de l infl ation, les tensions géopolitiques, les tendances protectionnistes et la possible volatilité des marchés fi nanciers ou des marchés de matières premières.

Par ailleurs, une résurgence des tensions sur les dettes souveraines ne peut être écartée, en particulier dans un contexte de remontée des taux d intérêt accompagnée d une augmentation des coûts de fi nancement. Notamment, les marchés européens ont connu, à différentes périodes au cours de ces dernières années, des perturbations importantes de ce type dues initialement à des incertitudes pesant sur la capacité de certains pays ou institutions de la zone euro à refi nancer leur dette. Ces perturbations ont contribué pendant certaines périodes à la contraction

des marchés du crédit, à l augmentation de la volatilité du taux de change de l euro contre les autres devises signifi catives, et ont affecté les indices des marchés d actions et créé de l incertitude sur les perspectives économiques de certains États de l Union européenne ainsi que sur la qualité des prêts bancaires aux emprunteurs souverains de l Union européenne. La Banque détient et pourrait à l avenir détenir d importants portefeuilles de titres de dette émis par des États et a consenti des crédits et pourrait à l avenir consentir des crédits, de montants signifi catifs, à des emprunteurs souverains ; une nouvelle crise de la dette souveraine pourrait conduire la Banque à enregistrer des provisions pour dépréciation ou des pertes sur les ventes d actifs. Par ailleurs, la Banque intervient sur le marché interbancaire, ce qui l expose indirectement aux risques affectant d autres institutions fi nancières avec lesquelles elle traite. De manière plus générale, la crise de la dette souveraine a indirectement affecté et pourrait dans le futur affecter à nouveau, les marchés fi nanciers, l économie européenne et mondiale et de manière plus générale l environnement dans lequel évolue la Banque.

Si les conditions économiques globales, ou plus particulièrement en Europe (pour cette dernière, en raison de tout facteur d ordre général susmentionné ou d un risque accru de survenance, voire de la survenance, d un défaut au titre d une dette souveraine, d une défaillance d une institution fi nancière de taille signifi cative ou d une sortie d un pays ou d un territoire de la zone euro ou de l Union européenne), se détérioraient, les perturbations financières en résultant pourraient affecter défavorablement la solvabilité des clients et des contreparties fi nancières de la Banque, les paramètres de marché tels que les taux d intérêt, les taux de change et les indices boursiers, les résultats opérationnels, la liquidité et la capacité de la Banque à se fi nancer dans des conditions acceptables ainsi que sa situation fi nancière.

Le référendum au Royaume-Uni sur la sortie de l Union européenne pourrait générer des incertitudes signifi catives, de la volatilité et des changements importants sur les marchés économiques et fi nanciers européens et mondiaux et avoir alors un effet défavorable sur l environnement dans lequel la Banque évolue.

Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni, a organisé un référendum à l issue duquel la majorité des votants a choisi de sortir de l Union européenne (le « Brexit ») et, le 29 mars 2017, le gouvernement du Royaume-Uni a invoqué l article 50 du Traité de l Union européenne (le « Traité de Lisbonne ») relatif au retrait. Conformément à l article 50, le Traité de Lisbonne et le Traité sur le Fonctionnement de l Union européenne cessent de s appliquer dans l État concerné à partir de la date d entrée en vigueur de l accord de retrait, ou, à défaut, deux ans après que l État concerné a notifi é au Conseil européen son intention de retrait, bien que cette période puisse être étendue dans certaines circonstances. Les négociations entre le Royaume-Uni et l Union européenne pour déterminer leurs relations futures, comprenant notamment les accords commerciaux, fi nanciers et juridiques, sont en cours. La nature, le calendrier et les effets économiques et politiques du Brexit demeurent très incertains et dépendront des négociations à venir entre le Royaume-Uni et l Union européenne et, par conséquent, pourraient affecter défavorablement l environnement dans lequel la Banque évolue et donc ses résultats et sa situation fi nancière.