Document de référence et rapport fi nancier annuel 2017 - BNP PARIBAS 255

5RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Synthèse des risques annuels

d obligations de la Banque, et le cas échéant conduire à une augmentation des créances douteuses et des cas de défauts. Par ailleurs, ceci pourrait entraîner des tensions fi nancières supplémentaires sur les pays dont les ratios de dette sur PIB sont élevés, tels que les pays périphériques de la zone euro et les pays africains, ainsi que des doutes sur la qualité des actifs. L activité de souscription de la Banque pourrait aussi être affectée, en particulier en ce qui concerne les prêts ne bénéfi ciant pas d une notation investment grade. Concernant les fi nancements souscrits par la Banque, si ses stratégies de couverture s avéraient ineffi caces ou ne lui assuraient qu une couverture partielle, la Banque pourrait avoir à supporter des pertes, du fait d un coût de refi nancement plus élevé. De manière plus générale, la fi n des politiques monétaires accommodantes (notamment l injection de liquidité provenant d achats d actifs par les banques centrales) pourrait conduire à des corrections importantes de certains marchés ou catégories d actifs (par exemple, les sociétés et emprunteurs souverains ne bénéfi ciant pas d une notation investment grade, certains marchés actions et immobiliers) qui ont particulièrement bénéfi cié (notamment par des primes de risques très faibles par rapport aux moyennes historiques) d un environnement prolongé de taux d intérêt bas et d une importante liquidité. Ces corrections pourraient se propager à l ensemble des marchés fi nanciers, du fait notamment d une hausse importante de la volatilité.

La solidité financière et le comportement des autres institutions fi nancières et acteurs du marché pourraient avoir un effet défavorable sur la Banque.

La capacité de la Banque à effectuer des opérations de fi nancement ou d investissement ou à conclure des transactions portant sur des produits dérivés pourrait être affectée par la solidité financière des autres institutions fi nancières et acteurs du marché. Les établissements fi nanciers sont étroitement interconnectés, en raison notamment de leurs activités de négoce, de compensation, de contrepartie et de fi nancement. Par conséquent, la défaillance d un ou plusieurs établissements fi nanciers, voire de simples rumeurs ou interrogations concernant un ou plusieurs établissements financiers ou l industrie financière de manière plus générale, pourraient conduire à une contraction généralisée de la liquidité sur le marché et pourraient à l avenir conduire à des pertes ou défaillances supplémentaires. La Banque est exposée, de manière directe et indirecte, à de nombreuses contreparties fi nancières telles que des chambres de compensation, des prestataires de services d investissement, des banques commerciales ou d investissement, des fonds communs de placement, des fonds alternatifs, ainsi que d autres clients institutionnels, avec lesquels elle conclut de manière habituelle des transactions. La Banque pourrait également être exposée aux risques liés à l implication croissante dans le secteur fi nancier d acteurs peu ou non réglementés et à l introduction de nouveaux types d opérations peu ou non réglementés (par exemple, fonds non régulés, plateformes de négociation ou plateformes de fi nancement participatif). La Banque est exposée à un risque de crédit et de contrepartie si des contreparties ou des clients de la Banque venaient à manquer à leurs engagements ou à connaître des diffi cultés fi nancières. Ce risque serait exacerbé si les actifs détenus en garantie par la Banque ne pouvaient pas être cédés ou si leur prix ne permettait pas de couvrir l intégralité de l exposition de la Banque au titre des prêts ou produits dérivés en défaut ou encore, dans le cas d une défaillance d un acteur des marchés fi nanciers signifi catif tel qu une contrepartie centrale. À cet égard, il convient de noter que les changements réglementaires qui imposent la compensation obligatoire des instruments dérivés négociés de gré à gré (produits dits over-the-counter ou OTC) standardisés par des contreparties centrales, ont augmenté l exposition des acteurs des marchés fi nanciers à ces contreparties centrales.

En outre, les fraudes ou malversations commises par les acteurs des marchés fi nanciers peuvent avoir un effet signifi catif défavorable sur les institutions fi nancières en raison notamment des interconnexions entre les institutions opérant sur les marchés fi nanciers. La fraude commise par Bernard Madoff révélée en 2008, qui a conduit un certain nombre d institutions fi nancières, dont la Banque, à annoncer des pertes ou des expositions signifi catives, en est un exemple. La Banque demeure l objet de diverses demandes contentieuses en lien avec l affaire Madoff ; voir note annexe aux états fi nanciers 7.b Passifs éventuels : procédures judiciaires et d arbitrage.

Les pertes pouvant résulter des risques susmentionnés pourraient peser de manière signifi cative sur les résultats opérationnels de la Banque.

Les fl uctuations de marché et la volatilité exposent la Banque au risque de pertes substantielles dans le cadre de ses activités de marché et d investissement.

À des fi ns de négoce ou d investissement, la Banque prend des positions sur les marchés de dette, de devises, de matières premières et d actions, ainsi que sur des actions non cotées, des actifs immobiliers et d autres types d actifs, notamment via des contrats de produits dérivés. Une volatilité extrême de ces marchés, c est-à-dire l amplitude des variations de prix sur une période et un marché donnés, indépendamment du niveau de ce marché, pourrait avoir une incidence défavorable sur ces positions. La volatilité, si elle s avérait insuffi sante ou excessive par rapport aux anticipations de la Banque, pourrait également engendrer des pertes sur de nombreux autres produits utilisés par la Banque, tels que les swaps, les contrats à terme, les options et les produits structurés.

Dans la mesure où la Banque détient des actifs, ou des positions nettes acheteuses, sur l un de ces marchés, tout repli de celui-ci pourrait occasionner des pertes liées à la dépréciation de ces positions. À l inverse, si la Banque vendait des actifs à découvert ou détenait des positions nettes vendeuses sur l un de ces marchés, tout rebond de celui-ci pourrait, malgré les limites de risque et les systèmes de contrôle existants, exposer la Banque à des pertes potentiellement très importantes dans la mesure où elle devra couvrir ses positions à découvert dans un marché haussier. De manière occasionnelle, la Banque pourrait constituer une position acheteuse sur un actif et une position vendeuse sur un autre actif, pour couvrir des opérations avec la clientèle et/ou dans l espoir de tirer avantage de la variation de la valeur relative de ces actifs. Si toutefois ces valeurs relatives évoluaient dans un sens ou d une manière contraire aux anticipations de la Banque, ou de telle manière que la Banque ne soit pas couverte, il est possible que cette stratégie expose la Banque à des pertes. Dans la mesure où elles seraient substantielles, ces pertes pourraient obérer les résultats et la situation fi nancière de la Banque.

Les revenus tirés des activités de courtage et des activités générant des commissions sont potentiellement vulnérables à une baisse des marchés.

Les conditions économiques et fi nancières affectent le nombre et la taille d opérations de marché de capitaux dans lesquelles la Banque intervient comme garant ou conseil fi nancier ou au titre d autres services de fi nancement et d investissement. Les revenus de la Banque, reposant notamment sur les frais de transaction rémunérant ces services, sont directement liés au nombre et à la taille des opérations dans le cadre desquelles la Banque intervient, et peuvent ainsi être affectés de manière signifi cative par les tendances économiques ou fi nancières défavorables à ses clients et aux activités de fi nancement et d investissement. Par ailleurs, les commissions de gestion que la Banque facture à ses clients étant généralement calculées sur la valeur ou la performance des portefeuilles, toute baisse des marchés qui aurait pour conséquence de diminuer la valeur de ces portefeuilles ou d augmenter le montant des