Document de référence et rapport fi nancier annuel 2017 - BNP PARIBAS 315

5RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Risque de crédit

Les actifs pondérés du risque de crédit sont en progression de 18 milliards d euros sur l année 2017 du fait des principaux éléments suivants :

■ une augmentation en lien avec l activité de 31 milliards d euros dont + 13 milliards d euros sur Domestic Markets, + 9 milliards d euros sur International Finance Services et + 8 milliards d euros sur CIB ;

■ une baisse de 20 milliards d euros au titre des effets change en particulier avec la dépréciation du dollar US et de la livre turque ;

■ un effet qualité des actifs à la baisse à hauteur de 16 milliards d euros avec une amélioration des paramètres de risque essentiellement sur la Banque De Détail en France et International Retail Banking ;

■ une hausse de 8 milliards d euros liée à la mise à jour des modèles ;

■ des changements de méthodologie pour un effet net à la hausse de 5 milliards d euros ;

■ une augmentation de 10 milliards d euros liés aux changements de périmètre, notamment à la suite de l acquisition, conjointement avec PSA, des activités de fi nancement de General Motors Europe.

➤ TABLEAU N° 27 : VARIATION DES ACTIFS PONDÉRÉS DU RISQUE DE CRÉDIT PAR TYPE D EFFETS (EU CR8)

En millions d euros

Actifs pondérés Risque de crédit Exigences de fonds propres  

Risque de crédit

Total

a

Total

b

dont approche IRBA

dont approche IRBA

31 décembre 2016 494 433 238 693 39 555 19 095

Volume des actifs 31 193 21 041 2 495 1 683

Qualité des actifs (16 294) (8 086) (1 304) (647)

Mise à jour des modèles 8 405 8 447 672 676

Méthodologie et réglementation 4 563 450 365 36

Acquisitions et cessions 9 635 (1 958) 771 (157)

Variation des taux de change (19 574) (7 688) (1 566) (615)

Autres 339 202 27 16

31 DÉCEMBRE 2017 512 700 251 101 41 016 20 088

RISQUE DE CRÉDIT : APPROCHE IRBA

La politique de notation appliquée par le Groupe couvre l ensemble de la Banque. Le dispositif IRBA, validé en décembre 2007, s étend aux portefeuilles listés dans le paragraphe Approches retenues pour le calcul des exigences de fonds propres de la partie Expositions au risque de crédit.

En ce qui concerne la détermination de la perte en cas de défaut, diverses méthodes, dont certaines purement quantitatives, sont mises en œuvre. La détermination de la perte en cas de défaut est réalisée soit par la mise en œuvre de méthodes purement statistiques pour les portefeuilles dont la granularité est la plus fi ne (crédits aux particuliers et aux très petites entreprises), soit par une combinaison de modèles et de dires d experts, selon un processus similaire à celui qui conduit à déterminer la note de contrepartie, pour les autres portefeuilles. La perte en cas de défaut refl ète la perte que subirait la Banque en cas de défaut de la contrepartie en période de ralentissement économique, conformément aux dispositions de la réglementation. Elle est évaluée, pour chaque opération, à partir du taux de récupération d une transaction senior unsecured et, d autre part, des effets des techniques d atténuation des risques de crédit (garanties et sûretés réelles). Les récupérations sur les garanties et sûretés sont estimées chaque année sur la base de valorisations conservatrices et de décotes prenant en compte la réalisation desdites sûretés en période de ralentissement économique.

La Banque modélise ses propres facteurs de conversion sur les engagements de fi nancement par exploitation des chroniques internes de défaut. Les facteurs de conversion sont destinés à mesurer la quote- part des engagements hors-bilan de la Banque qui seraient en risque en cas de défaillance de chacun des emprunteurs. Ce paramètre est affecté automatiquement en fonction de la nature de la transaction pour tous les portefeuilles et n est donc pas décidé par les Comités de crédit.

Des modèles internes spécifi ques adaptés aux catégories d exposition et de tiers les plus représentées dans son portefeuille de crédit ont été développés par le Groupe. Ils sont fondés sur des données internes collectées sur de longues périodes. Chacun de ces modèles est développé et entretenu par une équipe spécialisée, en coordination avec les experts Risk et métier concernés. Par ailleurs, le respect des seuils planchers fi xés par la réglementation sur ces modèles est vérifi é. La Banque n utilise pas de modèles développés par des fournisseurs externes.