Document de référence et rapport fi nancier annuel 2017 - BNP PARIBAS 341

5RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Risque de crédit

En millions d euros

31 décembre 2016

Montant brut Dépréciations Montant net

Dont encours douteux

Montant brut Dépréciations Montant net

Europe 10 770 (3 370) 7 400 6 311 (2 843) 3 468

France 3 176 (1 071) 2 105 1 485 (727) 758

Belgique 380 (110) 270 257 (102) 155

Luxembourg 372 (74) 298 151 (73) 78

Italie 3 140 (1 164) 1 976 2 573 (1 112) 1 461

Allemagne 467 (77) 390 213 (65) 148

Autres Pays d'Europe 3 235 (874) 2 361 1 632 (764) 868

Amérique du Nord 654 (131) 523 425 (124) 301

Asie Pacifi que 68 (21) 47 66 (20) 46

Reste du Monde 1 624 (575) 1 049 961 (552) 409

Turquie 265 (7) 258 12 (7) 5

Pays du Golfe - Afrique 476 (195) 281 299 (193) 106

Autres Pays 883 (373) 510 650 (352) 298

TOTAL 13 116 (4 097) 9 019 7 763 (3 539) 4 224

TECHNIQUES D ATTÉNUATION DU RISQUE DE CRÉDIT

Les techniques d atténuation du risque de crédit sont prises en compte conformément à la réglementation. En particulier, leur effet est évalué dans les conditions d un ralentissement économique. Elles sont distinguées en deux grandes catégories :

■ les protections de crédit financées (sûretés réelles) constituées au profi t de la Banque garantissent l exécution à bonne date des engagements fi nanciers d un débiteur ;

■ les protections de crédit non financées (garanties personnelles) correspondent à l engagement pris par un tiers de se substituer au débiteur primaire en cas de défaillance de ce dernier. Par extension, les assurances crédit et les dérivés de crédit (achat de protection) font partie de cette catégorie.

Pour le périmètre traité en approche IRBA, les garanties personnelles et les sûretés réelles sont prises en compte, sous réserve de leur éligibilité, par une diminution du paramètre de Perte en cas de défaut (LGD), correspondant à un rehaussement du Taux de recouvrement global (TRG) applicable aux transactions concernées pour les opérations du portefeuille d intermédiation bancaire. La valeur prise en considération tient compte le cas échéant des asymétries de devise et de maturité et, pour les protections de crédit fi nancées, d une décote appliquée à la valeur de marché de l actif nanti sur la base d un scénario de défaut en période de ralentissement économique, le montant des protections de crédit non fi nancées étant affecté d une décote dépendant de la force exécutoire de l engagement et du risque de défaut simultané de l emprunteur et du garant.

Pour le périmètre traité en approche standard, les protections de crédit non fi nancées sont prises en compte, sous réserve de leur éligibilité, par une pondération bonifi ée correspondant à celle du garant, sur la part

garantie de l exposition qui tient compte des asymétries de devise et de maturité. Les protections de crédit fi nancées viennent, quant à elles, en diminution de l exposition après prise en compte le cas échéant des asymétries de devise et de maturité et d une décote pour tenir compte de la volatilité de la valeur de marché pour les sûretés fi nancières.

L évaluation de l effet des instruments de réduction de risque de crédit suit une méthodologie validée et commune à l ensemble du Groupe pour chaque activité. Leur suivi est réalisé conformément aux procédures de surveillance et de gestion du portefeuille décrites dans la partie Dispositif de gestion du risque de crédit.

Près de 70 % des expositions sur les crédits immobiliers sont situées sur nos deux principaux marchés domestiques (France, Belgique). Compte tenu des spécifi cités sur ces marchés (fi nancements amortissables à long terme, à taux fi xe principalement), le ratio LTV (Loan-to-value) n est pas un indicateur de suivi au niveau Groupe.

PROTECTIONS DE CRÉDIT FINANCÉES Les protections de crédit fi nancées se distinguent en deux classes :

■ les sûretés de nature fi nancière :

Elles correspondent aux espèces (y compris l or), aux parts de fonds communs de placement, aux actions (cotées ou non cotées) et aux obligations ;

■ les autres sûretés réelles :

Elles sont diverses et peuvent prendre la forme d hypothèques immobilières ou maritimes, de nantissement de matériels ou stocks, de cession de créances commerciales ou de tout autre droit sur un actif de la contrepartie.