Document de référence et rapport fi nancier annuel 2017 - BNP PARIBAS382

5 RISQUES ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES PILIER 3

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Risque de marché

➤ TABLEAU N° 75 : SENSIBILITÉ DES REVENUS AU RISQUE GLOBAL DE TAUX POUR UN CHOC DE +/- 50 POINTS DE BASE DES TAUX D INTÉRÊT [Audité]

Sensibilité des revenus 2017 En millions d euros

Pour un choc de + 50 pb Pour un choc de - 50 pb

EUR USD Autres

devises Total EUR USD Autres

devises Total

Année 1 117 52 24 193 (67) (53) (28) (148)

Année 2 437 44 33 515 (421) (52) (32) (506)

Année 3 553 81 48 683 (787) (96) (47) (930)

Sensibilité des revenus 2016 En millions d euros

Pour un choc de + 50 pb Pour un choc de - 50 pb

EUR USD Autres

devises Total EUR USD Autres

devises Total

Année 1 77 41 (7) 112 (41) (48) (11) (100)

Année 2 331 46 29 405 (247) (52) (44) (343)

Année 3 581 85 52 719 (501) (93) (62) (656)

Sensibilité de la valeur des actifs nets de l activité d intermédiation bancaire

Les actifs et passifs de l activité d intermédiation bancaire du Groupe n étant pas destinés à être cédés, ils ne font pas l objet d une comptabilisation ou d une gestion sur la base de leur valeur économique théorique résultant de l actualisation de leurs cash fl ows futurs. De même, la valeur économique théorique des actifs nets n affecte pas les fonds propres du Groupe.

Cependant en application des exigences réglementaires et des modalités de calcul déterminées par l Autorité Bancaire Européenne (ABE), les ratios de la sensibilité, à des variations de +/- 200 points de base (+/- 2 %) des taux d intérêt, de la valeur économique théorique des actifs nets de l activité d intermédiation rapportée à la somme Tier 1 et Tier 2 sont régulièrement calculés. Ces ratios sont comparés au seuil de 20 % servant au superviseur à identifi er les situations dans lesquelles le risque de taux du portefeuille bancaire pourrait être matériel. À fi n 2017, le ratio se situe à +6,3 % pour une baisse de 200 points de base, et - 8,3 % pour une hausse des taux de + 200 points de base ; valeurs bien en deçà du seuil de matérialité de 20 %. Pour tenir compte des taux négatifs, aucun plancher n est appliqué aux niveaux des taux de marché.

COUVERTURE DES RISQUES DE TAUX ET DE CHANGE [Audité] Les couvertures initiées par le Groupe portent essentiellement sur la couverture du risque de taux d intérêt et du risque de change réalisée au moyen d instruments fi nanciers dérivés (swaps, options, opérations de change à terme).

En fonction de l objectif poursuivi, les instruments fi nanciers dérivés utilisés sont désignés comptablement en couverture de valeur, en couverture de résultats futurs ou encore en couverture d un investissement net en devises. Chaque relation de couverture comptable fait l objet d une documentation formelle dès l origine, décrivant la stratégie poursuivie, désignant l instrument couvert et l instrument de couverture, la nature du risque couvert, ainsi que la méthodologie d appréciation de l effi cacité, tant au plan prospectif que rétrospectif.

Risque de taux d intérêt global

La stratégie de gestion du risque de taux d intérêt global est fondée sur le pilotage de la sensibilité des revenus de la Banque aux variations de taux d intérêt permettant de prendre en compte l ensemble des risques de taux ; son objectif est la stabilité et la régularité de la marge d intérêt. Ce pilotage nécessite une appréhension fi ne des différents risques, afi n de déterminer la stratégie de couverture, après prise en compte des compensations. Ces stratégies sont défi nies et mises en place par entité et par devise.

Les couvertures peuvent prendre la forme de dérivés fermes ou optionnels pour l essentiel comptabilisées en couverture de variations de valeur des éléments couverts à taux fi xe (Fair Value Hedge) ou en couverture de la variation des produits et charges attachés aux actifs et aux passifs à taux révisable (Cash Flow Hedge). Elles peuvent aussi prendre la forme de titres d État majoritairement comptabilisés dans la catégorie « Disponible à la vente ».

L activité économique en 2017 a été bonne à l échelle mondiale . Dans ce contexte, la Fed a continué à normaliser progressivement les conditions monétaires aux États-Unis, en augmentant trois fois son taux directeur, en engageant son programme pour réduire la taille de son bilan, et en annonçant encore d autres augmentations de taux pour 2018. Pour autant, les taux longs américains ont fi ni l année 2017 à un niveau comparable à celui de fi n 2016. En Europe, la BCE a maintenu sa politique monétaire accommodante tout au long de l année, en préparant les marchés aux adaptations à venir, notamment le ralentissement du programme de Quantitative Easing sur les 9 premiers mois de l année 2018. Même si l infl ation est restée relativement faible en 2017, le scénario central de la BCE est en effet une hausse progressive vers son niveau cible. Au-delà de la volatilité liée en particulier au contexte électoral dans certains pays de la zone euro, dont la France, les taux longs ont eu tendance à augmenter légèrement, même s ils restent globalement très faibles.

Les phénomènes de remboursements anticipés et renégociations de taux qui étaient toujours très importants en début d année se sont progressivement taris sous l effet de cette remontée des taux longs et ont retrouvé en fi n d année des niveaux proches des minima (que ce soit en France, en Belgique ou en Italie). Compte tenu du contexte de taux courts toujours négatifs en Europe, la structure de l épargne a continué à avoir tendance à se déformer au profi t des dépôts à vue non rémunérés. Afi n d anticiper les conséquences potentielles d une remontée des taux courts, l horizon de placement des dépôts à vue a été raccourci.